
Ah installer un aquarium… quelle bonne idée !
Sauf que j’ai encore eu la folie des grandeurs.
Plutôt que de prendre un simple aquarium… j’ai acheté un ensemble de 3 blocs faisant au total 1.200 litres !
Et je n’avais pas pris en considération que nous étions au 1er étage. Ni qu’un bloc d’aquarium, même vide, c’est lourd !
Du coup, l’histoire se joue en plusieurs rounds :
Round 1 : Monter l’aquarium au bureau. Le bloc principal doit peser près de 150 kg. On était 4. On a cru mourir…
Round 2 : Mettre en eau l’aquarium. Au final, nous avons décidé de ne remplir que 2 blocs (soit 900 litres) pour éviter que l’aquarium ne passe au travers du plancher et se retrouve au RDC.
Mais impossible de connecter un tuyau d’arrosage à l’un des robinets du bureau.
Je me suis donc retrouvé à bidouiller un lavabo en enlevant la plomberie sous le lavabo pour y positionner un seau. Un seau de 8 litres.
Donc pour remplir 900 litres, il a fallu 120 seau de 8 litres.
Et environ 20 litres à côté qu’il fallait éponger…
Epique !
Round 3 : Régler l’aquarium. L’ensemble fonctionne en circuit fermé.
L’aquarium principal se vide dans une cuve située en dessous. L’eau passe à travers un circuit de filtration et est réinjectée grâce à une pompe.
Le tout se règle avec des vannes.
En fonction de l’ouverture de ces vannes, l’aquarium du haut se vide… et fait déborder celui du bas, et inversement !!!
Du coup, j’ai passé la 1ère nuit devant l’aquarium pour être sûr qu’il n’y ait pas de soucis. Trop stressant…
Round 4 : Installer des poissons. Et ça, on le fait la semaine prochaine !!!
Chacun d’entre nous aura le droit d’en choisir un…
Au final, c'est classe quand même ! et reposant.
Même si ça donne envie de faire pipi à Audrey... :)

L'été, je ne coupe jamais complètement.
J'ai l'habitude de rester en France et donc de garder mon ordinateur pas très loin de moi...
Mais cette année, plus que les autres, l'été est studieux !
Alors, je partage mes journées entre la plongée (passage du niveau 3), du repos, des lectures de détente... et la rédaction d'un business plan !!!
Depuis mi-juillet, j'ai un nouveau projet qui me tient à coeur.
J'ai l'accord de l'équipe de Sydo pour y réfléchir...
Et je me suis engagé à rédiger un petit business plan pour le 22/08 afin de décider si oui ou non on lance ce projet.
Si oui, il faudrait embaucher entre 2 et 4 salariés dès le démarrage...
Un vrai défi !

Mon association avec Ludo s'est achevée en décembre 2010 après 28 mois de travail commun.
Nous n'étions plus d'accord sur la stratégie à suivre pour Sydo...
Nous avons suivi le plan de résolution des conflits que nous avions inscrit dans notre pacte d'associés :
. alerte des autres associés sur le problème,
. mise en place d'une médiation,
. en cas de séparation, vente des parts de l'associé partant à l'autre associé selon un calcul de valorisation des parts noté dans le pacte.
Tout s'est plutôt bien déroulé.
Et nous avons réussi à sauvegarder notre amitié... même si plus rien n'est comme avant, évidemment. Nous étions tellement proches !
Depuis, j'ai décidé de rester majoritaire chez Sydo.
Mais dans une logique de fidélisation, j'ai proposé à Clarence et Audrey d'être associées au capital de Sydo avec une participation assez importante.
C'est aussi un moyen de les responsabiliser, de les impliquer dans les décisions stratégiques... et d'officialiser leur rôle toujours plus important chez Sydo.
Bon, il a fallu rédiger et signer un nouveau pacte d'associés.
Nous nous sommes rendus compte que nous avions des visions différentes à 3 ans :
- l'un ne se voit que chez Sydo, ça correspond complètement à son projet professionnel,
- un autre voit Sydo comme un tremplin et comme un moyen de vivre son projet personnel loin des grandes villes,
- un dernier voit Sydo comme une étape avant une revente ou un adossement à un plus grand groupe.
Avec ces 3 projets... nous avons réussi à concevoir un projet commun qui nous satisfait tous les 3.
Alors... longue vie à cette association !
Je suis très content et fier de vivre cette aventure avec Clarence et Audrey, qui sont arrivés en stage, qui ont été les premières salariées de Sydo et qui sont réellement indispensables au bon développement de Sydo.

Les soucis avec la justice, faut croire que c'est une sorte de rite initiatique, un bizutage indispensable pour passer à l'âge adulte de l'entrepreneur.
J'ai eu le malheur de connaître mon premier procès très tôt.
Voici un rappel de ces 4 procès :
1) En septembre 2005, un concurrent m'a attaqué pour contrefaçon sur droits d'auteurs, concurrence déloyale et parasitisme.
La procédure a duré 2 ans... m'a coûté 10k€ en frais d'avocats, et beaucoup d'énergie, de stress.
Je crois que ce qui m'a fait le plus mal tant personnellement que professionnellement ce sont les rumeurs qui ont accompagné ce procès. Je passais pour une personne "malhonnête", un "copieur", un "voleur". Et je ne pouvais pas me défendre !!!
Pour un rappel de l'histoire, vous trouverez un post ici :
http://blog.apce.com/sylvaintillon/index.html?rubrique_name=detail_participation&cnt_id=2171
Résultat :
Procès gagné - l'attaquant (mon concurrent) est condamné à payer des dommages et intérêts pour procédure abusive
2) En septembre 2007, j'ai attaqué une de nos agent(e)s commerciales qui était partie avec de la marchandise fin juin pour vendre nos bijoux à des coiffeurs pendant l'été.
Fin août, impossible de la joindre.
Pourtant j'avais eu des échos comme quoi elle avait vendu nos bijoux sur des marchés de nuit (ce qu'elle n'avait pas le droit de faire)...
J'ai lancé une procédure en référé qui s'est achevée en octobre 2007.
Résultat :
Procès gagné - Mon ex-commerciale a été condamnée à payer les bijoux vendus...
3) En septembre 2007, mon concurrent a fait appel de la décision donnée en 1ère instance du procès en contrefaçon, concurrence déloyale et parasitisme (cf procès 1).
Pour un rappel plus complet, j'en avais parlé ici :
http://blog.apce.com/sylvaintillon/index.html?rubrique_name=detail_participation&cnt_id=2505
Résultat :
Pas de procès ! - Le concurrent (attaquant) nous a dédommagés pour cette procédure quelques jours avant l'audience.
4) En août 2009, j'ai reçu un courrier m'assignant au Tribunal de Commerce en septembre pour non-respect et non-paiement de la caution signée en 2005 sur un prêt de 35k€.
Pour ce 4ème procès, j'ai débuté sans avocat.
Mais j'ai rapidement compris que c'était une erreur... et j'ai eu la chance de croiser l'avocate qui avait géré ma liquidation et elle m'a proposé de s'occuper de mon procès.
1 an après, je viens de recevoir le jugement !!!
Voici un rappel de l'histoire :
http://blog.apce.com/sylvaintillon/index.html?rubrique_name=detail_participation&cnt_id=7021
http://blog.apce.com/sylvaintillon/index.html?rubrique_name=detail_participation&cnt_id=7316
http://blog.apce.com/sylvaintillon/index.html?rubrique_name=detail_participation&cnt_id=7577
Résultat :
Procès gagné - Le Crédit Mutuel a été débouté de toutes ses demandes, je suis déchargé de ma caution, et le Crédit Mutuel doit me payer 1.000€ au titre de l'article 700 (frais d'avocat).
Conclusions :
Je ne sais pas pourquoi mais mes soucis avec la justice commencent toujours au retour des vacances.
Du coup, j'ai peur de partir cet été !
Il y a un dicton que je déteste : "il n'y a pas de fumée sans feu".
En effet, j'ai beaucoup souffert des rumeurs qui ont été attachées à ces procès. Il y avait certes de la fumée, mais pas de feu !!!
Et rien ne sert de m'attaquer... parce que je suis un peu comme les allemands au football, à la fin, c'est moi qui gagne !!! :)

Au démarrage de Lucyf'Hair, j'ai beaucoup communiqué.
Et on a beaucoup communiqué sur moi.
Normal, j'étais jeune (20 ans), tentais un pari un peu fou (lancer un produit BtoC), et lançais un produit que le grand public pouvait aisément comprendre (des bijoux pour cheveux).
Mon école m'a aussi mis en avant dans de nombeux documents institutionnels ou articles de presse, j'étais un de ces jeunes en école de commerce qui créent leur entreprise.
Mon book de presse a rapidement grossi.
En 3 ans, je crois que plus de 200 articles presse, web ou TV parlaient de Lucyf'Hair.
Pourtant, j'ai eu plus de communication sur mon nom que sur mon produit. En effet, la plupart des articles étaient parus dans la presse économique et non la presse beauté.
Cela ne nous a pas empêché d'avoir 2 articles dans ELLE, 1 article dans VSD...
Mais j'ai retiré 2 grandes leçons de cette expérience :
1) Parler de moi ne fait pas vendre des bijoux pour cheveux
2) La presse ne fait pas vendre non plus. Je m'explique : suite à la parution d'un article dans ELLE, nous voyions un pic de visite sur notre site web (de l'ordre de 200 VU supplémentaires pendant 2 jours). Et peut-être 2 ventes de + sur notre site e-commerce...
Il est vrai que ces articles ont rassuré nos fabricants, nos distributeurs, mais aussi nos partenaires financiers. Et ils ont créé de la notoriété, une bonne image de marque... qui nous ont aidé à vendre à nos distributeurs ! Mais ceux-ci ne sont pas venus tout seuls.
Suite à la fin de l'aventure Lucyf'Hair, je me suis un peu caché des journalistes.
Peu d'articles sont sortis pour parler de Sydo.
Cependant, nous communiquons toutes les semaines dans InterMedia , le magazine du marketing et de la communication en Rhône-Alpes, mais de façon très discrète : nous publions un strip BD sur le monde des agences de communication. Mais par choix le logo Sydo est peu visible...
Quelle ne fût pas ma surprise quand on m'a appelé pour me dire que je faisais partie des "100 qui feront Rhône-Alpes" !
http://www.acteursdeleconomie.com/
Il s'agit d'un numéro hors-série des Acteurs de l'Economie qui a identifié 100 personnalités de Rhône-Alpes en interrogeant quelques grands leaders d'opinion.
Je n'ai pas été interviewé pour cet article.
Mais je suis très fier de faire partie de cette liste !
A moi maintenant de montrer que je le mérite... :)

Journée riche en émotions.
Je me suis rendu aux funérailles de ma grand-mère à Marignane en voiture.
J'avais peu dormi depuis le début de la semaine : moins de 13 heures en 3 nuit.
Ce matin, j'ai fait la route avec mon petit frère, en partant à 5h30 du matin.
Nous sommes arrivés sans encombres pour les obsèques à 9h.
Par contre, pour le retour, ce soir, après avoir déposé mon frère à la gare, vers 19h15, j'ai ressenti un gros coup de barre.
Je venais de rentrer sur l'autoroute.
Et comme souvent, lorsqu'on sort d'une grosse agglomération, la première aire d'autoroute n'est pas juste à côté.
Effectivement, un panneau m'affiche une aire à 18 kms.
Je me dis qu'il faut que je tienne ces 18 kms... avant de me reposer sur l'aire, de courir un peu, de me mettre de l'eau sur le visage et de prendre un bon café.
J'ouvre ma fenêtre pour avoir un peu de vent et faire du bruit.
Mais j'ai les yeux qui ont du mal à tenir ouverts.
Je fais quelques micro-sommeils...
Je vois le panneau 12 kms...
Ensuite, je ne vois rien... mais j'entends !
Je suis en train de doubler un camion sur la bande d'arrêt d'urgence, collé aux glissières d'autoroute !!!
Je reprends conscience, et mauvais réflexe, je pile.
Mes roues se bloquent... je pars en tête à queue sur la voie de droite, puis un deuxième tête à queue sur la voie centrale avant de taper les glissières de la voie de gauche.
Ma voiture s'immobilise à la perpendiculaire des voies de gauche et du milieu.
Heureusement je vois que les voitures qui arrivent vers moi ralentissent.
Malgré le choc, et un coup sur la tête, j'arrive à redémarrer la voiture et à foncer vers la bande d'arrêt d'urgence.
Le prochain panneau que j'ai croisé était l'aire d'autoroute qui était à 4 kms.
Que s'est-il passé entre le panneau 12 kms et celui 4kms ? Trou noir.
Résultat des courses :
1) Une voiture endommagée. Bonne pour la casse. Snif, j'aimais bien Titine...
2) Une frayeur énorme. Et une remise en question assez forte pendant les 280 kms qui ont suivi cet accident.
Les changements ?
1) Voiture à la casse. Va falloir que je trouve une autre solution
2) Faut que je fasse + attention à moi et à ne pas repousser constamment mes limites. Ça vaut tant pour la route que pour la bouffe et l'alcool... voire même ma drogue principale (le boulot).
3) C'est bien de courir, de foncer, d'aller toujours plus loin et plus vite... Mais en fait, tout ne tient qu'à un tout petit fil. Et le mien n'a pas voulu péter aujourd'hui...
4) J'ai beaucoup de chance ! Mais ça, ce n'est pas nouveau. Je me souviens de mon évaluation Novacité à laquelle j'avais eu des notes très moyennes, sauf en chance... Ça s'est heureusement vérifié aujourd'hui !
Allez, demain est une nouvelle journée.
Besoin de dormir.
Faut que je me repose un peu... et ça ira vite mieux !

Nous avons enfin lancé notre nouveau site web !
Et nous avons validé notre nouveau positionnement :
Sydo agence de conseil en pédagogie
Cela faisait 6 mois que l'agence Greentic nous avait développé la structure... et nous avons un peu trainé.
Mais nous sommes assez contents du rendu.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Il ne nous manque plus que la vidéo explicative de notre métier et ce sera nickel !

Notre recrutement s'est achevé il y a 6 semaines...
Nous avons embauché un candidat qui nous semblait idéal.
En tout cas, il répondait à nos attentes premières.
Mais ça n'a pas collé... mais alors pas du tout !
Je ne parle pas des compétences (bien que nous n'ayions pas été totalement satisfaits non plus), mais surtout des relations avec ce nouveau collaborateur.
Très vite une gêne s'est installée, voire même un malaise.
La communication ne passait pas.
Alors dans un open space de 5 personnes... c'est compliqué !
Tous ceux qui avaient des ordinateurs portables se réfugiaient en salle de réunion pour le fuir !!!
Donc il a fallu stopper la période d'essai.
Ce n'est jamais simple à faire... encore moins à expliquer.
Mais bon, au moins, la bonne ambiance fût rapidement de retour, et l'échec cicatrise.
Quelles leçons en avons-nous tiré ?
1) C'est très dur d'intégrer un nouveau collaborateur dans une équipe très soudée
2) Nous sommes ultra exigeants, encore + avec quelqu'un qui arrive comme salarié (tout le monde a démarré en stage avant d'être salarié chez Sydo)
3) Nous proposons aujourd'hui un salaire honnête pour être embauché. Sauf que ce salaire, nous avons mis près de 2 ans avant de pouvoir se le payer... Donc c'est difficile pour nous d'accepter qu'une personne ne soit pas aussi impliquée que nous alors que nous avons trimé pour en arriver là
4) Notre profil de recherche n'était pas très clair : on a besoin d'un rédacteur pédagogique... mais on veut aussi quelqu'un d'un minimum créatif et capable de progresser pour devenir ingénieur pédagogique d'ici 12 à 18 mois. Pas facile à trouver du premier coup !
5) Nous cherchons aussi un pote, une personne qui a envie de partager des moments avec nous... et pas un simple salarié qui fait bien son boulot.
En conclusion : nous sommes insupportables !
Donc pour l'instant, nous avons décidé de prendre des stagiaires en fin d'étude qu'on embauchera à la fin du stage si celui-ci a été concluant. Au moins, nous mettons moins de pression sur les stagiaires... :)

Je me rends compte que je n'ai même pas évoqué le déménagement de Sydo ici.
Pourtant c'est bien un des plus beaux projets de ce début d'année !
Nous avons intégré un local de 140m2 en plein centre ville.
Et nous avons pu l'aménager à notre façon avec :
- un espace TV + console de jeux
- un espace bar (pour les fins de journées difficiles)
- une grande salle de réunion + vidéoprojection
- un coin détente
- un coin cuisine
- une imprimante pro...
Le bonheur !
Et on est chez nous... :)
En termes de management, ça a fait un bien fou à toute l'équipe !!!

Sydo continue de croître !
Et l'équipe doit s'agrandir...
Nous avons donc lancé une offre d'emploi pour un poste de REDACTEUR PEDAGOGIQUE.
L'offre a été classée en Communication...
En 48h, nous avons reçu plus de 180 réponses !!!
Coup de stress au bureau. Appel en urgence au Pôle Emploi pour supprimer l'offre...
Comment allons-nous traiter toutes ces réponses ???
Et certaines sont vraiment d'un excellent niveau.
A la première lecture, nous avons sélectionné plus de 20 candidats, tous parfaits pour le poste.
Nous allons passer aux entretiens oraux la semaine prochaine...
Mais j'en profite pour passer un coup de gueule !
Et aussi une grande inquiétude pour l'état de l'orientation en France...
Cela me semble monstrueux de recevoir autant de candidatures pour un poste Junior peu payé (1.400€ net). 90% des CV ont un Bac +5.
Certains ont enchaîné une prépa (Hypokhâgne ou HEC), puis Sciences Po et une Grande Ecole de Commerce.
D'autres ont plus de 10 ans d'expérience dans le métier.
Pourtant ils postulent...
D'un autre côté, j'ai un copain qui cherche un commercial, et en 3 mois, il n'a reçu que 8 candidatures alors qu'il propose un net de 2.000€ + commissions.
Pourquoi la communication attire-t-elle autant ?
Pourquoi n'y a-t-il plus de formation en commercial (à partir en Bac +2/+3) ?
Pour Sydo, c'est super, nous allons recruter un candidat d'un excellent niveau qui nous aidera à faire progresser l'entreprise.
Mais cela m'embête déjà de laisser sur le bord de la route une vingtaine de candidats quasi parfaits...
Le choix se fera la semaine prochaine.
Nous allons essayer d'avoir le nez creux pour recruter le candidat idéal !