27 janvier 2012
Une année 2012 difficile

On ne peut pas dire que l'année 2011 a été formidable d'un point de vue économique épouvantable et 2012 risque d'être pire.


Dans cette sinistrose ambiante, les Français ont le moral dans les chaussettes. C'est ce que semble relever de nombreux sondages qui ne peut surprendre aucune instance politique. Il ne se passe pas une journée sans que l'on nous démonte le moral avec cette crise qui fait systématiquement la une des médias. Crise de la dette, crise de l'euro, crise financière, crise économique, crise sociale, crise de confiance et crise de confiance dans le monde de la Santé. C'est l'overdose.


Les moins alarmistes peuvent évoquer que notre histoire, riches en conflits divers, de catastrophes, de famines et d'épidémies doit nous aider à relativiser les choses. Nous venons de perdre notre précieux « AAA » quand d'autres perdent la vie. Bon, mais tout cela ne peut cacher la réalité. L'année 2011 a été difficile et celle qui commence le sera sans doute tout autant, voire davantage. L'incertitude accroît d'ailleurs l'inquiétude. Faudra-t-il d'autres plans de rigueur ? Comment éponger la dette tout en relançant la croissance ? Des questions auxquelles sera confrontée la prochaine majorité issue des élections, quelle qu'elle soit.


Le monde de la santé, et singulièrement la pharmacie, n'échappe pas au malaise. À la crise économique, s'ajoute une crise de confiance dans le médicament, qui affecte les professionnels aussi bien que les patients.

Pour y remédier, LaSante.net va déployer beaucoup de pédagogie, de patience et un nouveau sens des responsabilités. Mais s'il fallait résumer d'un mot la qualité nécessaire pour 2012, ce serait lucidité. Pas de naïveté, mais pas de panique non plus. La situation est grave. Est-elle désespérée ?


Le pire n'est jamais sûr. Alors, permettez-moi de vous souhaiter, malgré tout, une bonne année.

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06 janvier 2012
Google Plus, un vrai plus face à Facebook ?

Malgré plusieurs échecs dans les réseaux sociaux (Google Buzz, Google Wave...), Google est revenu à la charge cet été en lançant Google+, porté par une sortie qui a fait plus de bruit que prévu.


Pour utiliser Google+, il faut déjà posséder un compte de messagerie chez Google, c'est-à-dire Gmail. Ensuite, une fois connecté, il faut aller dans « créer un compte Google+ » et suivre les indications.


Concrètement qu'est ce que ça donne ?


L'interface est simple, voire épurée (dans le pur style Google). Plus proche de Twitter que de Facebook au niveau de la ligne de temps, il n'y a pas de révolution sur la prise en main de cet outil : il y a en « Une » la page de flux, puis d'autres pages montrant son profil, ses photos... Que du classique ! L'apprentissage est donc très facile pour les habitués des réseaux sociaux.


Mais première constatation, pour moi qui utilise régulièrement les flux RSS, il est actuellement impossible de rapatrier le flux d'un utilisateur dans son outil de gestion de flux.


Par contre, on reproche beaucoup à Facebook de laisser, sauf verrouillage total du compte, n'importe qui voir le contenu de toutes les pages d'un individu, et ceci sans discernement; ce qui peut parfois poser problème de confidentialité ou relationnels. Google+ résout ce problème par la création de « cercles » très cloisonnés.


Ces différents espaces permettent de faire la différence entre la famille, les amis (les vrais), les connaissances, les collègues... Et surtout de distiller ses flux de façon raisonnée à certains groupes et pas à d'autres (le choix est demandé lors de chaque message ou post).


On se rapproche donc de la « vraie vie » dans laquelle on ne communique pas de la même façon avec toutes ses connaissances. Revers de la médaille, selon les cercles, les flux peuvent parfois paraître bien pauvres.


Une fonctionnalité intéressante me concernant, c'est l'interconnexion avec Picasa Web (probablement bientôt renommé Google Photo), Google+ apporte un plus par rapport à la concurrence avec des photos modifiables, non compressées comme dans Facebook et donc affichables en grand format pour une meilleure qualité. Le transfert des photos est très facile, et pratique.


La fonction « +1 », équivalent de « I like » sur Facebook, parfois utile si l'on veut distribuer une information vu sur un blog qui propose cette fonctionnalité, risque demain, être un élément de pondération dans les résultats des moteurs de recherche.


Après quelques semaines d'utilisation, je fais le bilan que mon compte Google+ est assez pauvre en amis, d'une part parce que je n'ai pas réussi à trouver mon auditoire au contraire de Twitter, mais aussi parce que Facebook écrase encore tout et que peu d'utilisateurs ont osé migrer leur veille technologique ou stratégique sur Google+.


La notion de cercle est très intéressante mais le fait de segmenter les flux laisse la plupart de mes cercles sont sans contenu. Le cercle « connaissance » en est le meilleur exemple puisque leur statut est ambivalent : on ne sait pas si on doit les mettre en vrais amis, en contacts pro... donc on ne partage rien avec. Ce cercle étant un « cercle en attente de mieux ».


Par contre, on peut dire que Google+ est beaucoup moins intrusif que Facebook qui m'inonde de messages même si je ne me connecte pas.


Pour conclure, je dois me poser la question : qu'apporte Google+ par rapport aux autres flux sur Internet ? Pas grand-chose en fait, pour le moment !


Si contrer le pionner des réseaux sociaux Facebook est stratégique pour Google (les milliards de contacts captés chaque jour mettent en péril les rentrées publicitaires du moteur de recherche), pas sûr que cela le soit pour les utilisateurs.


Posté par Cédric MORELLE à 11:06 - Mon projet - Commentaires [0]
21 décembre 2011
Comparateur de prix en Parapharmacie
Lorsque Leclec a relancé sa campagne de communication avec un discours agressif vis à vis des pharmaciens et de leur politique de prix des médicaments, je me suis dis que de de plus en plus de pharmaciens devaient en avoir marre de ne pouvoir se battre à armes égales sur le terrain de la communication.

D'un côté, il y a donc Leclerc qui vend de la parapharmacie, au même titre que Casino et d'autres enseignes de grande surface. Et en face, il y a les pharmaciens, individuels ou groupés, chez lesquels il n'existe pas de politique générale des prix. Impossible dans ces conditions d'avoir une riposte à armes égales. Qui plus est, on ne doit pas répondre à la provocation par la provocation, encore moins quand il s'agit d'un sujet si sérieux qui touche la santé des français.

Dire comme Leclerc que des produits Caudalie ou Nuxe (qui ne sont pas des produits de première nécessité mais simplement des produits de dermocosmétiques) sont moins chers chez eux que dans certaines pharmacies où il a été fait des relevés de prix n'est pas significatif. En pharmacie, le patient trouve non seulement le médicament, mais aussi l'accompagnement, le conseil et la proximité. Ce qui est dommage, c'est qu'actuellement, il existe une vrai confusion dans l'esprit du consommateur entre la pharmacie et les produits de parapharamcie. Mais la faute incombe bien aux pharmaciens, et non à Leclerc. La poule aux oeufs d'or des pharmaciens avec ces produits de parapharmacie, a fini par leur échapper.

Mais ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est le comparateur proposé par Leclerc qui s'est donc intéressé à 6 enseignes nationales de grande distribution (Auchan, Carrefour, Cora, Géant, Leclerc, Monoprix), une enseigne de parapharmacie (Parashop) et 5 groupements (Évolupharm, Giropharm, Lafayette, le groupe PHR et Univers Pharmacie).

9 familles de produits au total ont été comparées, telles que premiers soins, les produits pour bébé, les compléments alimentaires, etc.

Les résultats sont éloquents puisque les parapharmacies Leclerc sont désignées comme les moins chères, tout rayon confondu et dans chaque famille de produit, excepté pour l'univers bébé où les pharmacies Lafayette remportent la mise. Résultat étonnant, sur ce même rayon bébé, les pharmacies Évolupharm sont montrées du doigt car leurs prix seraient près de 40% plus chers que dans les parapharmacies Leclerc.

Pourtant, lorsqu'on détaille les résultats, on s'aperçoit que l'enseigne reçoit la mention « non significatif » (NS) pour toutes les références bébés. Autrement dit, il n'a pas été possible de trouver la référence dans un nombre suffisant de pharmacies Évolupharm pour pouvoir en tirer une généralité.

Quand aux pharmacies Lafayette, PHR ou encore Univers Pharmacie, elles sont dans la même situation pour trois des quatre références bébés. Ce qui n'empêche pas l'étude de décréter que les pharmacies PHR sont plus de 35% plus chères que les parapharmacies Leclerc sur le rayon bébé...

La même méthode est appliquée sur tous les univers de soins et tous les produits.

En fait ce système de comparaison des prix tels que proposé n'a finalement qu'une utilité très limitée pour l'utilisateur d'Internet, puisqu'aucune enseigne en ligne n'a été comparée.

Comparateur MonGuideSanté


A l'époque où je dirigeai MonGuideSanté, j'avais créé une technologie capable de pouvoir auditer les prix pratiqués par l'ensemble de mes concurrents sur Internet. Cet outil était particulièrement performant, non intrusif, et éré Donc capable de surveiller les politiques commerciales. Voir de notifier un incident de prix lorsque ce dernier était détecté comme exagéremment bas (ce qui était facile, compte tenu du fait que l'on avait tous à quelque chose près les mêmes conditions d'achats auprès des laboratoire).

J'ai décidé il y a quelques mois d'industrialiser cet outil. Après l'avoir adapté et corrigé en profondeur, je commence à le commercialiser dès cette semaine.

Mon objectif est de permettre avec ce projet, de donner la capacité aux enseignes de ventes de produits de parapharmacie, de disposer d'une veille interne de la politique de prix des concurrents qui existent sur Internet. Peut être qu'une comparaison dans la vente au détail traditionnelle sera bientôt rendu possible avec la mise en place d'une application mobile, qui permettra sur la base du code EAN d'enrichir les bases de données Internet.
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19 décembre 2011
La libéralisation de la vente des médicaments, bientôt en France ?
Pour faire face à la crise de la dette qui risque de contaminer l'Europe, le gouvernement Monti a présenté une cure d'austérité portant sur plusieurs dizaines de milliards d'euros. Ces chiffres ne veulent pas dire grand chose pour moi. Bien que les médias français aient largement couvert leur actualité sur l'augmentation des impôts et un rehaussement de l'âge de départ à la retraite en Italie, ce plan m'interesse à bien des égards car il prévoit aussi une ouverture des pharmacies à la concurrence.

La cure d'austérité décidée par ce très libéral président du Conseil italien, Mario Monti, n'épargne donc pas la pharmacie d'officine. Si j'ai bien tout intégré, pas moins de trois mesures qui concernent les officines ont été adoptées : la libéralisation de la vente des médicaments non remboursés par la Sécurité sociale, le remodelage des règles sur l'ouverture de nouvelles officines et en bonus, la libéralisation des horaires.

La libéralisation de la vente des médicaments concerne quand même près de 4 000 produits prescriptibles mais non remboursés. On peut citer toute la famille d'anxiolytiques et les pilules contraceptives. Ce qui représente tout de même un tiers du marché et un chiffre d'affaires annuel de plus de 3 milliards d'euros (celui là je le connais bien car c'est sensiblement le même en France).

C'est une authentique poule aux oeufs d'or pour les parapharmacies et les Leclerc et compagnie (une trentaine de magasins Leclerc-Conad sont déjà implantés). Selon les calculs du ministère de la Santé, les OTC déjà vendus en grande surface et dans les parapharmacies depuis la libéralisation introduite par le gouvernement de Romano Prodi, en 2006, représentent un chiffre d'affaires annuel de plus de 2 milliards d'euros.

Avec le nouveau dispositif de Mario Monti, le marché des produits vendus en dehors du circuit officinal est estimé à 5 milliards d'euros, c'est à dire pratiquement 1/3 du marché pharmaceutique. Pour éviter les dérapages, l'exécutif prévoit l'application de sanctions contre les laboratoires pharmaceutiques et les distributeurs qui adopteraient des pratiques commerciales pouvant pénaliser les parapharmacies et les grandes surfaces.

Et l'emploi dans tout ça ?


En ce qui concerne l'ouverture des nouvelles pharmacies, le dispositif du gouvernement italien cible avant tout la relance de l'emploi. Le numerus clausus passe à une pharmacie pour 4 000 habitants et non plus une pour 5 000.

Il semblerait que du côté des parapharmacies, la décision de l'exécutif, composé d'économistes et de techniciens suscite l'enthousiasme. Les Italiens vont ainsi désormais avoir le choix au niveau des points de vente.

Mais du côté des pharmaciens, cela n'arrange pas grand monde. Tous s'attendent à des pressions de la part des pharmaciens du circuit officinal pour bloquer le dispositif et conserver ses privilèges. Car les pharmaciens accusent le coup. Et il y a de bonne raisons de croire que si cela fonctionne en Italie, cela pourrait fonctionner aussi en France !

Ce que Mario Monti, ancien Commissaire européen, n'a pas pu imposer aux États de l'Union, il le réalise dans son pays, l'Italie. Et si le succès de cette libéralisation de la pharmacie en Italie fonctionne, pourquoi cela ne serait il pas le cas en France ?

Le libéralisme à l'italienne ne ferait vraiment pas de mal à mon projet.
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01 décembre 2011
Concurrence et clientèle, le savoir pour bien agir

Pour assurer la pérennité d'un commerce, quel qu'il soit, la clé de la réussite réside dans la connaissance. Ainsi que le disait Socrate, « je sais que je ne sais rien ». C'est cette capacité à se remettre perpétuellement en question qui fera, sur le long terme, la différence entre un commerce prospère et un commerce déclinant.

Dans ce milieu en pleine mutation qu'est celui de la santé, et au vu du rythme de l'évolution des professions, des fermeture des pharmacies en campagne, de la désertification médicale, la concurrence grandissante favorisera ceux qui sauront s'adapter au mieux aux évolutions permanentes de toutes les données environnementales : changements législatifs, concurrence, évolution des comportements des clients, des produits, et... Internet.

Le principe fondamental : ne pas rester sur ses acquis, se challenger, remettre régulièrement en question ses connaissances pour les faire évoluer, et prendre du recul.

Car s'il est facile et tentant de rester sur ses positions, de ne pas changer et évoluer avec son temps, la conséquence est immédiate : on n'échappe pas à la perte progressive de la clientèle, une clientèle qui évolue et a perpétuellement de nouvelles exigences. Il est bien plus difficile, mais en même temps bien plus intéressant, d'essayer de conserver, voire d'augmenter sa clientèle.

Ainsi, aujourd'hui, le défi qui se pose à tout professionel de la santé, consiste à trouver les moyens de « faire préférer » son offre à celle du confrère concurrent. C'est vrai d'autant plus vrai pour un pharmacien, ou un spécialiste du matériel médical. Avoir l'équipe la plus compétente et le meilleur conseil ne suffit plus, il faut réellement se poser la question : « Pourquoi les clients viendraient-ils chez moi plutôt qu'ailleurs ? Qu'ai-je à leur proposer de plus, de mieux ou de différent ? »

C'est un travail de tous les jours, une curiosité qui doit pousser à une observation permanente de l'existant, pour agir, ou réagir, au mieux et au plus vite, voire pour anticiper les tendances et devenir précurseur.

« Connais-toi toi-même »

La première connaissance à acquérir est la connaissance de soi-même. Cela peut paraître un truisme, mais c'est à partir d'elle que l'on pourra établir des axes d'amélioration dans un premier temps, de différenciation dans un second.

L'objectif :
* Identifier ses points forts pour les renforcer et communiquer à leur sujet 
* Mettre le doigt sur ses points faibles pour les améliorer ou les compenser

Les questions à se poser

Il est nécessaire de faire un autodiagnostic complet en se posant les questions suivantes :
* Quels sont les points forts et les points faibles de mon point de vente ? (taille, emplacement, commodités, organisation, choix des produits proposés, prix, emplacement, esthétisme et design lorsqu'on travaille sur Internet).
* De mon équipe (effectif, ancienneté, qualifications, besoins de reconnaissance, de formations, délégation, spécialisation)

Connaître sa concurrence : « Connais ton ennemi et ta guerre sera gagnée »

L'objectif : dans un secteur en perpétuelle évolution, l'officine se doit d'évoluer aussi. L'observation des concurrents permet de se positionner dans l'environnement et d'évoluer avec lui, d'établir son degré d'attractivité et de compétitivité face aux confrères :
* Qui sont mes concurrents ?
* Quelles sont leurs spécificités ?
* Quels sont leurs points forts et leurs points faibles ? Comment en tirer parti ? Que font-ils mieux que moi ? Moins bien ?
* Comment puis-je les contrer pour créer une préférence et une fidélité chez mes clients ?
* Comment vais-je me différencier de mes concurrents ?

 
Connaître sa clientèle : « Le client est roi »

L'objectif : Les clients sont les décideurs finaux : sans clients, pas de ventes, et donc pas de chiffre d'affaires. Connaître ses clients permet de répondre au mieux à leurs attentes, voire de les anticiper. Au final, les clients se tourneront vers le point de vente qui sera la meilleure combinaison des critères de satisfaction : proximité, accueil, clarté, assortiment, prix, conseil.

Les questions à se poser :
* Quel est le profil de ma clientèle ? (sociodémographique, pouvoir d'achat, catégorie socioprofessionnelle, panier moyen)
* Quelles sont leurs attentes ? Mon point de vente y répond-il au mieux ?
* Quels produits ou services nouveaux pourrai-je développer pour les attirer et les fidéliser ?
* Quelle nouvelle cible puis-je atteindre ?

Connaître ses produits et ses ventes : « Produit pas vu = produit pas vendu »

L'objectif : Dans un contexte économique tendu (érosion des marges, baisse des ventes, réduction des délais de paiement, évolution des modes de rémunération…), la politique d'achat et les stocks deviennent les éléments primordiaux du compte d'exploitation et de la trésorerie. Faire les bons choix dans l'assortiment devient indispensable mais n'est pas toujours facile.

Quel est le meilleur assortiment ? Celui qui combine rentabilité et forte rotation, c'est-à-dire les produits qui répondent le mieux aux attentes des clients tout en assurant une masse de marge suffisante (cf. notre article « Merchandising et trésorerie » du 15/09/11).

Les questions à se poser :
* Quelles gammes et quels produits proposer ?
* Ai-je assuré la permanence de la vente concernant les produits les plus demandés dans chaque catégorie ?
* Les produits actuellement exposés dans mon officine répondent-ils tous à la demande de mes clients ?
* Certains produits ou certaines marques ne me « coûtent-ils » pas davantage qu'ils ne me rapportent ? (en masse de marge, c'est-à-dire en marge absolue en euros, et non pas en marge en %)
* Au contraire, y a-t-il certains types de produits qui me permettraient de me différencier tout en répondant aux attentes de mes clients et en étant rentable ?

Se connaître, connaître ses concurrents, ses clients et ses produits, sont donc les bases du « Savoir pour bien agir ».

Posté par Cédric MORELLE à 18:41 - Mon projet - Commentaires [0]
22 novembre 2011
La pharmacie du futur à portée de main
L'officine de demain est en marche. Pour servir son évolution, les outils de la technologie informatique et réseaux, s'adaptent peu à peu au milieu de la santé. Ils ouvrent au pharmacien de nouvelles perspectives et précisent son rôle dans la prise en charge du patient dans les pharmacies.

La pharmacie, ou l'officine est vouée à accroître sa part de responsabilité dans la chaîne de soins qu'occasionne le suivi de certains patients. Je trouve juste regrétable que toute la profession ne partage pas cette opinion.

Et pourtant, avec la mise en place des réseaux de santé avec le développement du MAD (Maitien à domicile) et du HAD (Hospitalisation et Maintien à Domicile); l'élaboration du dossier pharmaceutique et le vote de la loi HPST (loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) qui a été élaboré à l'issue d'un long processus de concertation et d'échanges). Ce qui a à ce titre officiellement précisé le rôle que peut jouer le pharmacien dans les systèmes de prise en charge du patient.

En même temps, il faut prendre en compte l'évolution que connaît la démographie médicale, avec la tendance au regroupement des médecins dans des maisons de santé pluridisciplinaires éloignées des petits bourgs, qui devrait accentuer encore le phénomène. En réalité, les pharmacies, par leur nombre et leurs implantations, assurent un maillage homogène du territoire. Dans bien des villages, elles sont le dernier lieu de santé à proximité des patients.

Y réfléchir rapidement

Comment, à partir de là, ne pas imaginer étendre l'éventail des services de santé que peut rendre l'officine, en créant, à l'intention de la clientèle, un espace de consultation à distance ? Les malades, qui peuvent difficilement se déplacer, pourraient ainsi s'entretenir en toute confidentialité avec leur médecin et même subir les tests, mesures et prélèvements nécessaires à l'établissement d'un diagnostic ou d'un suivi médical.

Cette idée a déjà pris corps et regroupe sous le terme de « télémédecine » les techniques de communication et de transmission en temps réel des données médicales concernant un patient.

Concrètement, celui-ci est mis en contact avec un médecin par le biais d'Internet, ce qui permet aux deux protagonistes de pouvoir échanger des informations en temps réel, reproduisant ainsi les conditions d'une consultation.

Dans ce contexte, le pharmacien pourrait assister le patient dans sa démarche, l'aider à réaliser les mesures physiques nécessaires à l'examen. L'officine entrerait alors dans le réseau électronique reliant différents lieux et professionnels de santé.

Et là on peut véritablement espérer qu'Internet soit capable de procurer un vrai service à la personne, qui va bien au delà de la simple vente de produits de parapharmacie.

Je réfléchis activement à la mise en place d'outils d'échange sécurisés dans le cadre du suivi des patologies. Demain, lorsque les officines auront donc évolués sur Internet, les pharmaciens seront comme pour une officine traditionnelle, être amené à suivre le patient chronique qui l'aura désigné et ce en relation avec le médecin traitant et les professionnels de santé impliqués.  Nous aurons alors besoin d'outils permettant de communiquer facilement avec les praticiens car il nous faudra pendre des décisions rapides : posologies à adapter, traitement à modifier, tout événement qui vient modifier le protocole de soin établi, avec des outils de traçabilité.

Recréer l'expérience d'une consultation médicale


Il existe des moyens techniques qui pourraient dors et déjà être mis en oeuvre sur le territoire français. Pour ne citer que lui, le constructeur Cisco (fournisseur de technologies réseaux), a mis au point une plateforme de télémédecine qu'il expérimente depuis quelques années à différents endroits du globe : en Écosse, pour désengorger un service d'urgence, en Californie, pour créer des points de consultation médiale, en Chine, dans le cadre d'une mission humanitaire.

En France, cette plateforme a été mise en place pour  relier le service de gériatrie de l'hôpital Vaugirard avec les différents services spécialisés de l'hôpital européen Georges Pompidou impliqués dans les pathologies de la vieillesse (orthopédie, dermatologie, neurologie, cardiologie ). La solution Cisco réunit donc trois types de technologies : la téléprésence, qui offre l'image en haute définition, la télémétrie, qui propose une batterie d'outils de mesure physiologique (stéthoscope , otoscope, caméra main pour détailler une zone du corps, enregistrement des constantes vitales), la mise en réseau, qui permet au système d'entrer en contact avec les personnes connectées et de rechercher un spécialiste disponible quand c'est nécessaire.

Un problème de financement ?

Au delà des coûts nécessaires à l'installation d'un tel système au sein d'une officine, et greffé à un site Internet  (espace confidentiel, accès réseau haut débit sécurisé pas toujours aussi facile à trouver), le problème qui se pose reste le problème de financement de ces consultations électroniques puisque tout acte de praticien doit être rémunéré, sans parler du service rendu par le pharmacien. On peut imaginer un fonctionnement au forfait par personne mais je ne suis pas certain que cette notion de forfait soit facile à faire accepter au patient.

Beaucoup de chemin reste à parcourir, avant d'arriver à mettre sur pied un projet de pharmacie en ligne.
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21 janvier 2011
Fraude dans plus de 4000 officines en France

Près de 4 000 pharmacies françaises seraient équipées d'un logiciel informatique leur permettant de dissimuler une partie de leurs recettes aux services des impôts : le préjudice ainsi causé à l'Etat serait de 400 millions d'euros sur trois ans.       

C'est dans le cadre d'une enquête sur des remboursements indus dans une officine du Gard, que ce vaste système de dissimulation fiscale concernant la comptabilité de pharmacies françaises a été découvert. Au coeur même de cette fraude, le logiciel informatique des officines.

Ce qui est exceptionnel, c'est que le mode de minoration se trouve inclus dans le logiciel lui-même et est fourni par la société qui prépare les logiciels de comptabilité des pharmacies. Mais ce mode de minoration n'était accessible qu'à condition que l'officine en fasse la demande spécifique. Les inspecteurs ont mis en évidence ce système intégré au logiciel d'exploitation de l'officine, exploité notamment sur la vente de produits de parapharmacie. L'administration fiscale n'a pas précisé le nombre de commerces concernés par cette fraude, mais il est question de pas moins de 4 000 pharmacies qui auraient demandé l'accès à ce code spécifique.

Une affaire qui empoisonne l'officine


L'administration fiscale a engagé une action déterminée et spécifique pour lutter contre ces pratiques frauduleuses et on en tirera toutes les conséquences fiscales et juridiques .

Le logiciel mis en cause n'est pas l'un des moins connus, puisqu'il s'agit de la solution commercialisée par Alliadis, l'un des leaders du marché de l'informatique officinale. Depuis quelques semaines, cet outil informatique était dans le collimateur des enquêteurs. La Direction générale des finances publiques (DGFIP) venait de déposer auprès du parquet de Niort (commune proche du siège de la société) une plainte contre l'éditeur.

Christian Armando, le dirigeant de la société Alliadis, a soigné sa communication à l'intention de ses clients pharmaciens mais a d'ores et déjà diffusé un communiqué de presse porteur d'une mise au point au sujet de ses logiciels. Rappelons que la société Alliadis avait fin 2009, procédé au rachat de la solution PGI (Pharmacie Gestion Informatique).

A priori, Pharmagest Interactive, un concurrent de la société Alliadis n'est pour sa part, pas inquiété : « Notre société n'est pas citée dans cette affaire et n'a eu, depuis sa révélation dans la presse régionale, aucun contact avec l'administration fiscale » déclare, serein, Dominique Pautrat, directeur général de Pharmagest Interactive. « Chaque année, une soixantaine de nos clients font l'objet d'un contrôle fiscal, et jusqu'à présent leur logiciel n'a jamais été mis en cause », insiste-t-il.

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02 mars 2010
Une nouvelle identité visuelle
L'enseigne dont je m'occupe a décidé de changer quelque peu son image en refondant son identité visuelle, afin de recruter et fidéliser encore plus les consommateurs. Cette 4ième et sans doute ultime version de lu logo MonGuideSanté a pour objectif de guider le consommateur et de créer la différence avec une concurrence qui essaye de s'approprier notre image. Mais la différence, c'est aussi pouvoir capitaliser sur la proximité et la notoriété que possède chaque site Internet mais aussi chaque pharmacie qui fait ou va faire partie intégrante du réseau de MonGuideSanté.

Plus question d'exploiter le caducé du pharmacien, car notre enseigne ne doit pas être associée à l'image classique d'une pharmacie. Raison pour laquelle notre nouvelle identité visuelle porte en elle les promesses d'expertises (nous sommes avant tout le guide de la santé et pas une vulgaire parapharmacie discount), de proximité, de dynamisme et de compétitivité. Cette nouvelle identité visuelle sera déclinée sur l'intégralité des supports de communication, papiers ou numériques : cartes de visites, les colis, le papier entête pour les ordres de préparation ou encore les factures, mais aussi les communications par mails, etc.

Cette nouvelle vague de dynamisme autour de notre identité visuelle devrait porter ses fruits dès l'été 2010.
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27 février 2010
L'idée de départ

Tout comme les médecins, la pharmacie rurale est en crise : Il existe aujourd'hui bon nombre de prescripteurs à la retraite sans reprise d'activité. Dans certaines zones rurales, la clientèle des officines diminue, le chiffre d'affaires est en baisse, et de nombreux pharmaciens ne trouvent pas de repreneur dans ces déserts médicaux. Ils restent pourtant souvent, quand le dernier médecin de village décide de prendre sa retraite à 70 ans la mort dans l'âme, les derniers à pouvoir offrir un service de santé de proximité.

Mais jusqu'à quand ? En Lozère par exemple, le manque de médecins se fait durement sentir et l'impact sur la survie des pharmacies locales est en jeu. Certaines officines peuvent encore miser sur leur positionnement géographique privilégié (près des autoroutes par exemple), mais le chiffre d'affaire stagnant, et le coût de la vie augmentant, la rentabilité de ce type d'affaires est un problème majeur pour l'ensemble des collectivités.

Pour rentabiliser les officines qui essayent de tenir le coup, ces dernières essayent d'élargir leur activité en vendant du matériel orthopédique, ou du matériel de maintien à domicile. Mais avec la concurrence des grandes pharmacies de ville et Internet qui pratiquent des tarifs très bas sur la parapharmacie, il ne reste plus grand chose au pharmacien pour gagner sa vie.

Le pharmacien n'est pas philanthrope par définition, et il arrive que soit par manque de motivation financière, soit tout simplement parce que c'est normalement l'âge de passer la main, la pharmacie finisse par fermer ses portes.

Pour parer à la désertification médicale, le ministère de la Santé et les collectivités locales misent sur les futures maisons de santé qui regrouperont plusieurs médecins et paramédicaux. Mais cela va t'il répondre aux besoins des gens qui ont besoin de renouveler leurs ordonnances ? Qui va pouvoir stocker les médicaments indispensables au quotidien des français ?

Il est aujourd'hui plus facile de se procurer une connexion Internet, que de trouver une pharmacie en campagne. Le tapage médiatique permanent autour du plan numérique 2012, on comprend bien que le gouvernement est plus focalisé sur la mise à disposition du très haut débit au plus grand nombre, qu'à un plan d'urgence pour trouver de nouveaux médecins dans les zones désertées.

Alors la solution viendra t'elle d'Internet ? Internet rencontre un grand succès pour la vente de produit de parapharmacie sur Internet.

Mais là où Internet pourrait apporter une véritable solution pour toutes les communes dépourvues de pharmacies, c'est qu'il sera sans doute possible, dans un avenir très proche de commander en ligne, non plus des produits de cosmétiques, qui ne sont pas des produits de première nécessité, mais surtout des médicaments.

Très vite les produits dits d'automédication seront disponibles à la vente, mais avec l'évolution des systèmes informatiques, on peut très bien imaginer demain, pouvoir mettre en place un système de paiement et de délivrance de médicament qui serait débité et vérifié par la saisie des coordonnées de votre compte bancaire (carte bleue) ou par l'utilisation de votre carte Vital. Un système simple qui permettrait par exemple de vérifier que le demandeur est susceptible de prendre le médicament commandé.

Aujourd'hui donc, je réfléchis et travail pour les pharmacies de demain . Je suis entrepreneur, et prêt à écouter les doléances des isolés médicalements.

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