11 juin 2008
ma publicité

Après quelques jours sans nouvelles, me revoici, toujours plus motivée.

L'achat du pack d'installation pour télésecrétaire a été pour moi une mine d'or. En effet, à sa lecture, j'ai pu me rendre compte des erreurs que j'avais commises, ce qui m'a permis de pouvoir les rectifier.

Mon étude de marché ayant commencé à donner ses fruits, quelques réponses positives, donc des prospects à retenir, j'ai repris ma communication, c'est-à-dire ma publicité. Tout d'abord, j'ai refait mon bulletin d'information. L'idée de base était bonne mais après l'avoir mis sur le forum afin de récolter des critiques construcitves, j'ai pu faire quelques modifications qui j'en suis sure n'ont été que bénéfiques. En effet il n'y a rien de tel que des conseils de personnes extérieures, souvent déjà installées pour pouvoir avancer. Ma publicité est faite sur Publisher, que je trouve très pratique. Il y a des modèles adaptés à ce que je fais et donc c'est plus facile pour pouvoir réaliser des maquettes.

Ensuite j'ai eu une idée qui à première vue a été appréciée. Pourquoi ne pas faire un prospectus format A4 au lieu d'une simple lettre pour expliquer ce que je fais. J'ai donc réaliser ma maquette et là aussi après quelques revisions, elle est désormais en attente d'impression définitive.

J'hésite encore pour mes cartes de visite, les anciennes ne m'accrochent plus vraiment, il faut que je trouve le petit déclic pour les changer.

Cela demande beaucoup de travail et surtout une remise en question totale. Tout ce que je croyais être parfait quand j'avais commencé la première fois est en fait plein de petites erreurs qui sont peut être (pourquoi pas) à l'origine de mon échec.

Mais je me dis que le plus dur est fait, reprendre tout à zéro n'est pas chose facile, mais j'y suis arrivée et c'est le prinicipal. Je dois quand même dire que le fait d'être en réseaux, de pouvoir dialoguer, poser des questions et souvent même trouver des réponses à tout ce qui me tracassait a été pour moi le moyen le plus sur d'avancer.

C'est pourquoi, si j'avais un conseil à donner à d'autres secrétaires qui voudraient se mettre à leur compte, c'est de s'entourer de personnes qualifiées et surtout de ne pas hésiter à investir dans cette méthode qui est de loin la meilleure que j'ai trouvée, puisque j'en ai testé d'autres qui ne m'ont pas appris le quart de ce que j'ai trouvé dans celle-ci.

Posté par L. Danièle à 14:03 - ma publicité - Commentaires [0]
20 mai 2008
mon rendez vous avec la Chambre des Métiers

J'ai eu rendez-vous vendredi (celui de jeudi avait été annulé) avec un conseiller "Point Chance" de la Chambre des Métiers.

J'avais beaucoup de questions et pourtant, lorsque je suis repartie, je n'avais obtenu aucune vrai réponse. Il m'a appris ce que je savais déjà que la région n'était pas propice au télétravail et surtout au télésecrétariat. Il a regardé mon travail, l'a trouvé intéressant et m'a dit que la seule solution qu'il me conseillait était de me mettre dans une régie d'entreprise. Bien sûr je l'ai déjà envisagé, mais cela n'était pas vraiment ce que je recherchais. J'avais besoin de conseils, d'aide pour voir ce qui n'avait pas vraiment marché dans mon approche avec les prospects et là je n'avais rien.

Donc résultat, j'ai eu l'impression de m'être déplacée pour rien, mais bon il faut chercher partout et surtout ne rien laisser au hasard. J'ai donc trouvé une autre solution, qui me semble pour le moment, la meilleure de toutes celles que j'avais envisagées. J'ai acheté un CD sur la création d'une activité de télésecrétaire. Cette édude a été faite par une télésecrétaire qui a eu certainement les mêmes déboires que toutes celles qui se sont installées seules, et qui a eu l'idée d'écrire un livre en donnant le maximum de conseils et de liens pour permettre d'envisager ce projet avec plus de chance de réussite.

J'en suis actuellement au début, à la partie étude de marché, que j'ai reprise en modifiant suivant ses conseils mon questionnaire et ma façon de travailler. Je me suis également inscrite au forum des télésecrétaires où j'ai trouvé beaucoup de gentillesse de la part des autres télésecrétaires.

Je vais donc continuer sur ma lancée et voir si mon travail va enfin porter ses fruits. Je viens de terminer un questionnaire en ligne créé sur Googledocs. Un peu compliqué pour moi parce que mon anglais est assez limite, mais j'y suis quand même arrivée et je verrai bien si j'ai des réponses.

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13 mai 2008
mon étude de marché

Aujourd'hui j'ai continué mon étude de marché ou plutôt j'ai donc repris sérieusement mes cours (ceux de mon stage en création d'entreprise) et je dois bien avouer qu'il y a de quoi s'y perdre. Entre le marché statique, le marché dynamique, les études quantitatives et qualitatives, c'est plutôt dur de s'y retrouver.

Alors on reprend, pour moi mon marché général ou global c'est SERVICES AUX ENTREPRISES, et mon marché spécifique c'est PRESTATIONS DE SERVICES TELESECRETARIAT. Jusqu'ici c'est bon.

Ensuite, deux grandes parties à étudier : ma concurrence et ma clientèle. Je commence par l'étude de ma concurrence. Tout d'abord mes concurrents directs, ce sont bien sûr toutes les autres télésecrétaires de ma ville (s'il y en a), celles de mon département et enfin celles de ma région. J'ai du pain sur la planche, mais bon avec internet (plus mes anciennes recherches qui vont quand même me servir) je devrais m'en sortir rapidement.

Viennent ensuite les concurrents indirects qui sont les agences d'interim, et déjà rien que dans ma ville il y en a pas mal.

Cette étude ne m'a pas donné trop de problèmes, dans ma ville on est deux, ce qui peut se traduire de deux façons différentes, soit le marché n'est pas bon et donc il faut mieux regarder ailleurs, soit le marché n'est pas encore en place et là ce peut être intéressant. Vu mon expérience récente, je vais voter pour la 1ère solution, et j'ai donc regardé d'abord sur mon département (même remarque il y en a vraiment très peu). Par contre sur la région on trouve quelques télésecrétaires déjà en place depuis quelques temps. J'ai essayé de nouer des contacts mais bon, à première vue chasse gardée.

J'ai ensuite continué sur les agences d'interim. Ici elles poussent comme des champignons. mais vu le taux horaire facturé à l'entreprise pour un intérimaire, je me servirai de ces concurrents indirects pour placer mes futurs arguments de vente.

Deuxième étude et non la moins facile, celle de ma clientèle. Difficile de la cibler d'autant que je n'ai pas de domaine bien spécilifique, je suis comme beaucoup, polyvalente. Alors il faut l'identifier. Je reprends de nouveau mon cours : mon marché se décompose en trois catégories :

1/ les NCA ou Non Consommateurs Absolus : ce sont les entreprises qui n'utiliseront jamais mes services (ex une entreprise travaillant avec l'étranger et qui demande de parler une langue spécifique).

2/ les NCR ou Non Consommateurs Relatifs : ce sont les entreprises qui n'utilisent pas encore ce type de services soit parce qu'elles ne les connaissent pas, soit parce qu'elles sont dans l'impossibilité actuelle de les utiliser ou parce qu'elles n'éprouvent pas le besoin de les utiliser pour le moment.

3/ les CONSOMMATEURS : ce sont bien sûr les entreprises sur le marché qui utilisent les services en question, sachant évidemment que n'ayant pas encore de clients, ces consommateurs sont déjà les clients de mes concurrents.

Ce qui nous donne le résumé suivant, mon marché potentiel à prospecter se situe dans les clients de mes concurrents et dans les NCR pour peu que je leur propose des services répondants à leurs attentes.

Une petite pause pour souffler et je reprends ensuite.

Posté par L. Danièle à 16:13 - mon étude de marché - Commentaires [1]
12 mai 2008
se remotiver

Bien sûr un échec est souvent difficile à accepter, mais il a au moins le mérite de vous ouvrir les yeux en vous remettant à votre place. Savoir reconnaître ses erreurs c'est déjà avoir compris ce qui n'allait pas et permettre ainsi de recommencer différemment.

Et c'est ce que j'ai fait. Il fallait que je prouve aussi bien à mes proches qu'à moi même que même si j'avais fait un faux départ, ce n'était pas une raison de dire que mon projet n'était pas viable. Il fallait juste le retoucher un peu pour l'améliorer. De toute façon  je n'avais pas le choix. C'était ou tout abandonner et me retrouver au RMI ou me reprendre et faire le nécessaire pour remettre en route mon entreprise.

La première chose que j'ai faite a été de rechercher un interlocuteur. Il fallait absolument que je trouve quelqu'un pour me conseiller, me montrer ce qui n'allait pas. Cela n'a pas été chose facile, car en fait, on est un peu seul quand on crée une entreprise. On trouve beaucoup de conseils c'est vrai, mais comme ils ne sont pas personnalisés, ils ne s'adaptent pas toujours à vous. Donc j'ai passé beaucoup de temps sur Internet, sur les forums, j'ai lu beaucoup d'articles, et je me suis aperçue que je n'étais pas la seule à me sentir abandonnée sur le terrain très glissant de la création.

Après plusieurs recherches qui ne m'ont rien donné de vraiment positif, j'ai enfin trouvé à qui parler (et cela grâce au site de l'APCE d'ailleurs en lisant un de leurs articles). La chance devant être à ma porte ce jour là, il y avait même une permanence dans ma ville à la Chambre des Métiers. Comme cette personne avait un email, je me suis dit qu'il valait mieux que je lui parle de mes difficultés avant de prendre rdv, afin de voir si je devais ou non m'obstiner dans ma création.

La réponse a été très rapide et même encourageante, et j'ai donc pris rdv jeudi pour parler de mon projet (ancien ou nouveau comme vous voulez). Je vous tiendrai au courant bien sûr.

En attendant, je n'allais pas rester assise à mon bureau à regarder mon ordi. J'ai décidé de tout reprendre à zéro et j'ai commencé par mon étude de marché. Seule différence, je ne la ferai pas dans ma région, qui ne semble pas vraiment propice au télétravail, mais plus haut vers Toulouse.

En glanant ici et là des idées, j'ai refait un petit questionnaire et commencé par chercher des entreprises sur les pages jaunes qui avaient des emails (plus facile et moins cher). Pour l'instant les résultats se font attendre mais je sais qu'il faut envoyer beaucoup d'emails pour avoir des réponses, donc je ne désespère pas. En même temps je prépare un mailing papier que je vais envoyer cette semaine.

Je verrai bien avec le conseiller de la Chambre des Métiers si mes idées sont bonnes, sinon et bien je rectifierai. Je vais faire comme le Phoenix, je vais renaître de mes cendres. C'est joli non.

Une chose est sûre, il ne faut jamais abandonner ses rêves et même si tout ne réussit pas la première fois, il faut quand même se battre car lle succès est certainement au bout du chemin. Alors bon courage à tous.

Posté par L. Danièle à 14:30 - Mon projet - Commentaires [2]
savoir reconnaître ses erreurs

Et bien voilà, je me lance et peut être qu'en me lisant d'autres créateurs ne feront pas les mêmes erreurs que moi.

Je vous raconte. Il y a maintenant plus d'un an que mon idée de création avait germé dans me petite tête. Il faut dire qu'après un licenciement et surtout après 50 ans il est toujours difficile de retrouver un nouveau job.

Alors comme je connaissais très bien mon métier (j'ai quand même plus de trente ans d'expérience dans le secrétariat) et que de toute façon je n'aime pas être commandée, il ne me restait qu'une solution, se mettre à mon compte. Une bonne idée mais qui comporte quand même des risques surtout quand on est seule avec des enfants.

Mais bon il faut savoir se lancer de temps en temps et prendre des risques (pas trop bien sûr) et c'est ce que j'ai fait. Plusieurs rdv avec l'ANPE pour essayer de les convaincre, pas chose très facile, une formation en création d'entreprise de 6 mois obtenue (difficilement parce qu'il faut vraiment prouver que cela peut vous servir) et enfin un stage se comptabilité de 6 mois (là aussi il a fallu prouver ma motivation), et me voilà enfin prête pour me lancer.

Mon business plan bien tapé en poche, j'obtiens facilement (si si c'est vrai) un petit prêt avec l'Adie (évidement dans ma situation je n'avais que ce recours), et cerise sur la gâteau une subvention d'une conseil régional (après avoir signé un suivi d'un an avec la boutique de Gestion CREER.

J'ai immatriculé ma petite entreprise de TELESECRETARIAT à l'URSSAF (oui c'est vrai je ne l'avais pas encore dit) au mois de septembre 2007.

Alors, vous allez me dire, quel est le problème. Et bien voilà, ce n'est pas parce qu'on a très bien travaillé son projet, fait une étude de marché qui semblait à priori intéressante, et obtenu un prêt que tout est gagné.

Les premiers mois, tout au plaisir de jouer mon rôle de chef d'entreprise, je me suis laissée un peu porter par le temps. J'ai préparé de belles publicités que j'ai distribuées à toutes les petites entreprises près de chez moi, donné quelques cartes de visite créées sur Publisher et bien sûr construit un site web pour me faire connaître.

Un premier petit contrat m'a conforté dans l'idée que tout allait bien, suivi quelques semaines plus tard par un autre encore plus petit, et puis plus rien. Période de doute, de remise en question, j'essaie de prendre contact avec d'autres télésecrétaires en m'inscrivant sur VIADEO et d'autres sites, mais rien. J'avais déjà des doutes sur mes talents de commerciale et là bien sûr je devais me rendre à l'évidence, j'échouais lamentablement dans ma prospection. Je devais absolument me ressaisir car l'argent ne rentrait pas et ce n'était pas avec le complément que me donnaient les Assedics que j'allais m'en sortir.

La panique commençait à m'envahir. Les avis de mes proches étaient très différents : soit c'était "ne t'inquiète pas il faut au moins un an avant de faire démarrer une entreprise" soit c'était "à ta place j'arrêterai tout parce qu'après 7 mois ce n'est pas normal que tu ne trouves pas de clients". La pression devenait de plus en plus forte, je n'arrivais pas à nouer des relations avec d'autres secrétaires (bizarrement c'est comme un clan, chacune garde ses conseils et évite de trop en dire), mes inscriptions dans différents annuaires ne donnaient rien, mon site était visité mais sans plus.

Alors, il fallait que je sois réaliste, il y avait certainement quelque chose qui n'allait pas, ou que je ne savais pas faire comme il le fallait. Je décidai alors d'en parler à ma conseillère lors de mon premier (et seul rdv d'aileurs) pour mon suivi par CREER. A mon grand regret, cela ne m'apporta rien du tout, il fallait que je sois patiente. Oui mais bon quelques conseils auraient peut etre pu aussi m'aider, mais rien je suis repartie en restant avec mes doutes et mes questions. En fait j'ai eu l'impression que ce contrat de suivi ne servait vraiment à rien si ce n'est de valider le fait que j'avais obtenu une subvention.

J'ai pris alors la décision la plus stupide de ma vie, j'ai arrêté mon entreprise (et oui, parfois quand on n'arrive plus à savoir quoi faire, que l'on ne trouve pas d'interlocuteurs pour vous conseiller, et bien on fait comme on croit, mais si parfois ce n'est certainement pas le meilleur choix que l'on fait.

Un arrêt quand même pas vraiment définitif car j'ai demandé à bénéficier du maintien de mon immatriculation au Siret. Mais cela ne changea rien au fait que pour moi j'avais vécu un échec très difficile à accepter.

Posté par L. Danièle à 13:30 - Mon projet - Commentaires [3]