
A chaque nouveau client se pose la problèmatique des honoraires.
Dois je appliquer les mêmes honoraires que mes confrères dans un soucis d'homogéneité de la profession, ou dois je les adapter au business plan de mon nouveau client, voir allez plus loin dans la réflexion, en fonction de la région, du secteur d'activité,....
Peut on appliquer le même niveau d'honoraires en pleine période de crise ? Les revenus de nos clients baisses, pourquoi pas les notres ? En sens inverse, peut on les doubler lorsque l'activité devient plus florisante que prévue ?
Mon principe a toujours été de m'adapter à la situation du client. Quitte à avoir un taux horaire plus faible. Ma responsabilité, mon éthique me pousse à réduire très sensiblement mes honoraires quand les affaires de mes clients ne vont pas bien. Ou alors, je refuse la mission. J'ai récemment récupéré un dossier dans lequel l'un de mes confrères facturait 3500 € HT dans une entreprise dans laquelle l'activité a été catastrophique et n'a généré que 7000 € HT de chiffre d'affaires.
Les honoraires étant pour moi qui est en libéral, mon revenu, ma paie, mon salaire, le monde salarié ne devrait il pas en faire de même ? Où faut il alors fermé les entreprises qui ne sont plus rentables lorsqu'un smicard qui touche 1000 € net coute en réalité 1900 € à son patron ?

Voilà plusieurs mois, voir plusieurs années que le secteur financier est placé comme premier coupable de ce qui va être bientôt une faillite de nos pays.
Prenez comme image des cités minières du nord qui ne ressemblent plus à rien. C'est ce qui va nous arrivé, mais à l'échelle européen.
Les banques n'y sont évidemment pour rien. Elle n'ont fait simplement qu'accélérer un processus inévitable.
Une région, un pays peut il fonctionner sans industrie ? Pouvons nous vivre uniquement d'importation et n'avoir qu'une activité purement commerciale ? Ce pourrait éventuellement être le cas. Mais celà a pour conséquence le chomage. Car si une personne suffit pour vendre une voiture, il en faut 50 pour la fabriquer. Hors, l'usine du monde se trouvant en chine ...
Je n'ai rien contre la mondialisation, mais à dose logique, l'importation doit être un complément de produit que l'on ne peut trouver sur place.
Alors pourquoi se voiler la face ? On ne peut interdire les importations, on ne peut interdire les délocalisations, il faut donc taxer en douane, très lourdement.
Une personne travaillant en France est taxée à hauteur de 60 % en moyenne. Il ne faut donc pas avoir peur de taxer les importations de produits existant déjà en France à un taux de 60%.
Les importations sont d'environ 700 milliards d'euros. En imaginant que la quote part de produits inéxistant en France soit de 25 %, il faut donc taxer 525 milliards à 60% soit une rentrée de taxe de 315 milliards.
Les produits seront plus chers ? La wii passerait de 150 € à 200 € ? Quelle galère !!!

Une erreur souvent commise est de considérer qu'étant un bon professionnel dans son domaine (un bon électricien, un bon informaticien,...) permet de considérer que la condition est requise pour créer son entreprise.
C'est alors qu'il n'est pas rare de trouver des professionnels qui sont de vrais experts dans leur domaine dans des faillites spectaculaires. Ce retrouvant de fait sans un sou et ruiné.
Quel gachi ! Je ne l'avais jamais bien compris jusquà la création de mon cabinet.
Lors de mes interventions lors de réunion sur la création d'entreprise, je pointe plus que jamais le fait qu'un chef d'entreprise est d'abord un business men. Le bon chef d'entreprise n'est pas forcément très bon dans son métiers de base, mais il sera bon ailleurs (voyez l'exemple de Steve Jobs qui ne touchait pas "une bille" en informatique).
Il est alors fort important de travailler main dans la main avec son expert comptable. Mais encore faut il voir son expert comptable. Trop nombreux son les chefs d'entreprise qui ne prennent pas le temps de le voir. Ou alors quand il est trop tard.
Donner souvent de vos nouvelles à votre EC. Un mail suffit.
Surtout remettez mensuellement votre comptabilité. Tous les 6 mois c'est trop tard !

Vous trouverez sur notre site internet des outils vraiment sympa :
- liste des aides : lien pour avoir toutes les aide après quelques réponses permetant d'affiner votre recherche (dans FAQ : création d'entreprise)
- simulateurs d'impôt, ISF, dividende,... (dans chiffres clés : fiscal)

Les très très petites entreprises font souvent le choix du statut fiscal de la micro entreprise voir récemment l'autoentreprise.
Ceci dit le calcul n'est pas forcément le bon lorsque le résultat est faible. En effet, il n'est pas rare de s'apercevoir que toute la trésorerie qui a été dégagée est partie dans le règlement des cotisations sociales, puisque ces dernières ne sont pas calculée sur la base du bénéfice mais du chiffre d'affaires.
Je réflechissais alors à faire une proposition tarifaire à ces entrepreneurs particuliers. Nous leur fournissons un classeur dans lesquels des intercalaires les aides à classer les documents nécessaires pour établir en fin d'année leur comptes annuels. Nous perdons ainsi un minimum de temps et pouvons nous permettre un facturation qui tourne autour de 500 euros à 750 euros.
L'idée est ainsi de les passer au régime simplifié pour qu'ils payent les cotisations et l'impôt qu'ils doivent réellement.
Cette offre contrecarre également celle de comptables illégaux qui sont un véritable point noir dans notre pays.

Voilà 3 ans que le cabinet existe. La clientèle est présente, 2 employées ont été recruté.
L'évolution du cabinet continue.
La seule chose qui me chagrine ce sont les bureaux. Le Cabinet est toujours domicilié dans une pépinière d'entreprise.
J'aurai voulu questionner les créateurs d'entreprises pour savoir si au même titre que la tenue vestimentaire de leur expert (tenue qui en principe "fait le moine") les bureaux ont pour eu une certaine importance (l'accueil, le luxe, ...) ou si le bureau de l'expert comptable ne doit pas être trop bling bling et ressembler peut être à celui du client.
Merci.

La pépinière devrait se poursuivre finalement.
C'est une bonne chose pour notre ville.
J'ai donc retiré mon coup de colère qui n'a plus lieu d'être.
Je rappel cependant que mon blog est personnel et traite de l'information globalement et de mes coups de colère évidemment.

Le site du cabinet à un peu évolué:
Des couleurs moins agressives, une nouvelle photo parcequ'il est plus facile communiquer quand on voit notre interlocuteur, un diaporama sur la loi de finances 2011 provenant du site de l'Ordre des experts-comptables.
Je dois apporter une précision à mon texte précédent.
Le titre est rédigé pour faire réagir et ceux qui pense que l'eirl est une société son ceux qui soit non pas lu le reste du message, soit on l'esprit trop étroit.
Concernant les charges sociales : à l'IS vous ne payez que sur le salaire versé sauf si vous vous verser également des dividendes. Dans ce cas le calcul est plus compliqué.

On nous avait dit que l'EIRL est un entreprise individuelle un peu particulière, mais rien à voir avec l'EURL.
Pourtant,
Dans le cas de l'EIRL ou EURL nous n'avons qu'une personne.
Dans les deux cas nous avons également une condition d'apport en capital. Oui, de capital. Car il est impossible de créer une EIRL sans affectation de bien professionnel, ce qui revient à dire que l'on peut créer une EIRL en affectant 1 euro, mais pas en affectatant "rien du tout".
Tout de même, constituer une EIRL est bien plus simple (pas de statut de société par exemple) a constituer et très simple et peu couteux à radier.
L'inconvénient est le régime social : l'Eurl est alors bien plus intéressant. Lorsque l'on sait que les charges sociales correspondent à 45 % environ du revenu : l'arbitrage est nécessaire.


