Peu de maisons de champagne sont encore aux mains des familles qui les ont fondés. La maison Roederer fait partie de ce cercle très restreint, une indépendance acquise de haute lutte, essentiellement grâce à un développement pertinent et une gestion patiente de la croissance. Une croissance qui s’est construite sur 3 piliers : la qualité, le vignoble et le marketing.
- La qualité. Aucune maison ne peut prétendre grandir sans proposer des cuvées de qualité. Et si la cuvée prestige est le symbole fort d’une maison, la qualité se jauge plutôt à l’aune de son brut sans année. Le Brut Premier du champagne Roederer est donc le maitre étalon du savoir-faire de la maison, et dans le cas présent, il pose les bases d’une gamme et d’un style. Une signature qui est développée et affinée dans le reste de la gamme, à travers les millésimes et bien entendu la cuvée Prestige, ici le fameux Cristal Roederer.
- Le vignoble. Posséder un vignoble est quasiment indispensable pour d’une part sécuriser ses approvisionnements, maitriser la culture de ses raisins, mais aussi s’assurer de puiser au cœur des plus beaux terroirs de la Champagne pour l’élaboration de ses cuvées. Avec 214 hectares, la maison de champagne Roederer possède assurément l’un des plus grands et des plus beaux vignobles de la région. Un vignoble qui de surcroit se situe essentiellement dans les beaux crus et les Grands Crus : la Montagne de Reims, la Vallée de la Marne, et la Côte des Blancs.
- Le marketing . Ce qui différencie une grande maison de champagne d’un vigneron se situe, entre autres, autour de la notion de marque. En général, chaque génération de vigneron va créer sa propre marque, souvent en joignant son nom à celui de son épouse. Ce qui tue la pérennité d’une marque si tant est qu’elle existe un tant soit peu dans l’esprit des consommateurs. A contrario, les maisons investissent sur leur image, leur notoriété et mettent tout en œuvre pour pérenniser leur aspect iconique. Une démarche marketing et promotionnelle qui se jour bien entendu sur de la communication vers les sommeliers, les cavistes et les journalistes, tous leaders d’opinion à divers niveaux, mais aussi vers le grand public à travers de la publicité essentiellement dans les journaux, et de plus en plus sur Internet. Mais c’est aussi une démarche qui se travaille au niveau du positionnement prix des cuvées. Un équilibre délicat à maintenir entre la volonté de vendre, et celle de se positionner haut de gamme. Question de marge, certes, mais aussi et surtout d’image.
C’est en maitrisant ses trois piliers du développement d’une maison et d’une marque que le champagne Roederer a connu le succès qu’on lui connaît. Un succès qui ne protège pas de la revente à un groupe, bien au contraire, car le succès étant au rendez-vous et les générations se succédant, le capital est de plus en plus morcelé, certains actionnaires souhaitant vendre pour toucher la valeur de part qui les classe parmi les millionnaires sans en avoir nécessairement la jouissance. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé au groupe Taittinger, revendu à un groupe américain, avant de revenir dans le giron familiale, dépouillé de ses activités annexes d’hôtellerie et de luxe (Baccarat notamment). En maitrisant la succession des générations, et en asseyant le cohésion des actionnaires, la maison Roederer a su rester jusqu’à aujourd’hui un groupe libre et indépendant, un acteur majeur du champagne dont la compte et est écoutée.
Les plaies de la guerre
La première guerre mondiale va faire d’importants dégâts en Champagne, balafrant les vignes, éventrant les caves crayeuses, chahutant l’économie. Lorsqu’en 1925 Mathilde Perrier meurt, sa fille Eugénie se retrouve à la tête d’une maison empêtrée dans la crise économique, engluée dans une période où l’on court plus après le pain qu’après le champagne. Etranglée financièrement, Eugénie cède la maison de ses parents, à Marie-Louise Lanson de Nonancourt. Elle va dirigé pendant plusieurs années à la destinée de la maison, la remettant sur les rails. Elle va redonner un second souffle à la marque et préparer ses fils à prendre sa succession. Mais la seconde guerre mondiale éclate Maurice et Bernard de Nonancourt partent au front, tandis que Marie-Louise cache 10 000 caisses de champagne derrière un mur des caves de la maison de Tour-sur-Marne pour préserver son affaire des soldats de la Wermarth. Maurice de Nonancourt est fait prisonnier par les Allemands et décèdera dans le camp de concentration d’Oranienbourg. Bernard de Nonancourt connaitra une fin de guerre bien plus heureuse. Sergent au sein de 2e division blindée du Général Leclerc, il entrera dans la cave privée d’Hitler où il découvre entre autres des bouteilles de champagne Salon, dont il avait assisté au vol 5 ans plus tôt.L’œuvre de Bernard de Nonancourt
Après la guerre, Bernard de Nonancourt doit prendre la tête de la maison Laurent-Perrier, mais avant cela, sa mère lui impose un passage par tous les étapes du métier de vigneron, du travail de la vigne, à la commercialisation en passant par l’assemblage et le dégorgement. Le jeune homme est accueilli dans des maisons amies de la famille, le champagne Delamotte et le champagne Lanson. En 1949, il est enfin prêt à prendre les rênes de la maison et à la guider vers les sommets. Il va consacrer sa vie entière à faire de Laurent-Perrier l’une des plus grandes maisons de Champagne, en s’appuyant sur quelques principes forts qui font aujourd’hui la signature de la marque. Il a ancré le style de la maison dans la fraicheur, la légèreté et l’élégance, dessinant des cuvées insouciantes, élaborée en large partie à partir de chardonnays. La maison est également l’une des premières à remplacer les cuves en béton par des cuves en acier inoxydable permettant au vin de conserver fraîcheur et complexité. Bernard de Nonancourt va aussi réinstaller l’innovation au cœur des chais, habité par la certitude que le champagne doit se mouvoir et se réinventer pour rester le symbole qu’il est aujourd’hui. C’est aussi que des caves de Tours-sur-Marne sortiront l’Ultra Brut, un champagne sans ajout de sucre, un champagne Rosé non millésimé, ou encore une cuvée de Prestige construite non pas à partir d’un seule millésime d’excellence, mais à partir des 3 meilleurs millésimes disponibles. On retrouve aussi cette exigence et cette quête de l’excellence dans la vinification parcellaire pratiquée par la maison. Chaque vigne est travaillée à part afin de proposer au chef de cave une palette très large d’arômes, de terroirs et de styles pour ses assemblages.Churchill Pol Roger
Je vais commencer par la cuvée Churchill 1998 de la maison Pol Roger . Un champagne haut de gamme, mais qui offre un pur moment de plaisir. J’ai eu la chance de déguster cette cuvée en compagnie de Christian Pol Roger et de quelques amis. Il nous présenté cette cuvée, fait découvrir ses nuances et ses subtilités et ses secrets que seul un service et une température parfaite peuvent dévoiler. Ce qui m’a le plus soufflé dans cette cuvée de prestige de la maison Pol Roger, c’est le palais. Non pas que le nez fut décevant, mais peut-être moins remarquable. Par contre en bouche, quel plaisir, quelle finesse. Des arômes de citron confits, mêlés à des notes plus vineuses, mais une fraicheur qui ne s’estompe jamais. En fin de bouche, on perçoit des notes boisées, voir tannées. La finale est magnifique, très longue, avec une légère touche de salinité. Magique !Vintage Dom Pérignon
Seconde cuvée de ce panthéon très personnel, le Vintage 2002 Dom Pérignon . Sans réellement partir avec un à priori sur cette cuvée, j’avais en tête un souvenir mitigé d’une dégustation de Dom Pérignon. Mitigée, entendons-nous, compte tenu du prix ! Depuis, j’avoue que quitte à investir une somme à 3 chiffres dans une bouteille, je me tourne plus volontiers vers d’autres maisons. Donc ce Vintage 2002 ne partait pas en terrain conquis, c’est le moins que l’on puisse dire. Ce fut tout simplement chez moi, entourée de quelques amis que j’ai ouvert cette bouteille. Et quel ne fut pas l’agréable surprise qui nous attendait. Un nez complexe et riche de notes gourmandes, de fruits secs, de brioche grillée, mais aussi une pointe fumée très agréable. Un bonheur qui s’est poursuivi en bouche, avec une massivité en bouche qui contrairement à ce que l’on pourrait craindre est plutôt agréable. Cette forte présence, cette densité, permet de souligner les traits du Dom Pérignon 2002, et notamment sa matière, sa suavité. La bouche démarre sur le fruit, et s’achève longuement dans une légère amertume et une touche de venaison. Très grand !La Grande Réserve Gosset
Beaucoup plus abordable que les deux premiers champagnes cités, la Grande Réserve du champagne Gosset . Il faut tout de même que je précise que cette cuvée fut goûtée en magnum, ce qui n’est pas neutre. On dit souvent en Champagne que le magnum est le meilleur contenant pour le développement et l’épanouissement des vins. Avec celui-ci j’ai pu le vérifier ! Mais quoi qu’il en soit un magnum de Grande Réserve Gosset reste toujours moins cher qu’une bouteille de Dom Pérignon ou de Churchill. Ce qui ma le plus marqué dans cette cuvée, c’est la bouche, crémeuse, structurée, ample, avec une touche de vinosité, du fruit, mais aussi de la gourmandise. Une bouche riche, soyeuse, enthousiaste. Le nez est pas mal non plus, même si il m’a moins marqué. Je me souviens toutefois de sa complexité, et de son côté floral assez prononcé. A mon sens la Grande Réserve, et plus largement les cuvées de la maison Gosset ne sont pas assez reconnues pour leurs nombreuses qualités. Un vrai gros coup de cœur.Voilà l’éternelle question. D’un côté les frais de structure d’un site Internet et tout l’aspect logistique qui va avec invitent à multiplier les références proposées à la vente, afin d’augmenter le nombre de vente, le chiffre d’affaire et donc d’amortir au mieux les frais de structures. Cette solution implique de nombreuses choses, à commencer par un stock à financer, chose pas toujours aisée pour une petite structure. Cela engage également de travailler sur une image différente, car si Plus de Bulles se met à vendre autre chose que du champagne, au hasard du vin, comment l’expliquer au client. Le nom du site et son histoire, sont intimement liées au champagne, difficile ensuite d’expliquer que vin et champagne même combat. La course au « gigantisme » n’est d’ailleurs pas synonyme de succès, les géants comme CDiscount sont loin d’êtres tous rentables, et dans le domaine du vin c’est encore plus vrai avec des leaders comme 1855, Chateauonline ou Wine&Co qui peine à atteindre le seuil de rentabilité.
Toute la gamme Pommery
L’autre solution consiste à se focaliser sur un domaine, au hasard le champagne, et à proposer un large catalogue de produits et la totalité du catalogue d’une marque, comme celui de la maison Pommery que je propose en intégralité sur Plus de Bulles. L’idée est de ne pas chercher à se battre sur tous les terrains, mais d’en choisir un et de le dominer. Mieux vaut un petit chez soit qu’un grand chez les autres. Dans ce cas la question du stock se pose également mais de façon moins épineuse que pour la première solution.
Autour de la Veuve Clicquot
Car l’autre pendant de la question de la diversification repose sur l’affrontement de la concurrence. Il y a des maisons de champagne incontournables, mais ce sont aussi généralement celles sur lesquelles les prix sont les plus bataillés. Or, on le sait tous sur Internet la concurrence n’est qu’à un clic, les consommateurs peuvent comparer très vite et très facilement les tarifs et changer de boutique pour économiser parfois seulement quelques centimes. Ainsi le champagne Ruinart fait parti de ces marques symboliques, de ces fers de lance qu’il faut posséder au catalogue pour drainer des visiteurs, mais également pour asseoir sa crédibilité. Plus de Bulles serait-il crédible sans Ruinart et sans Veuve Clicquot ?
La prudence du spécialisé
Alors faut-il courir après les gros pour essayer de se faire une place au soleil, si tant est que ce soit vraiment le soleil si on se réfère à la rentabilité de ces sociétés, ou faut-il gérer son petit pré carré, et travailler jour après jour à l’élargir un peu. Pour le moment j’ai choisi d’élargir la gamme de champagne et donc de rester concentré sur le champagne, par conviction, mais aussi par prudence. Si la prise de risques fait parti du quotidien d’un entrepreneur, encore faut-il les prendre de façon raisonnée et raisonnable. Et pour le moment, le plus raisonnable me semble d’étoffer l’offre autour des maisons clefs comme Veuve Clicquot . Récemment nous avons référencé la maison Ayala, et d’autres devraient suivre dans les mois qui viennent pour enrichir un catalogue riche de déjà près de 350 références.
Les vignerons et les petites maisons
L’une des grandes satisfactions de ce mois de décembre fut aussi, la belle représentation des champagnes de vignerons, qui ont représenté près de la moitié de mes ventes ! Autre satisfaction, la forte demande pour les maisons de champagne relativement confidentielles comme le champagne Jacquesson ou la maison Billecart-Salmon. Janvier fut dans la même lignée, avec une forte hausse des ventes par rapport à l’année dernière. Ce beau décollage de Plus de Bulles, outre le fait d’être très satisfaisant, ouvre des perspective nouvelle et permet de dégager des fonds pour développer le site, l’offre, et les services associées. Je crois que 2011 va être une superbe année pour ma petite entreprise !Si il est une rubrique que l’on rencontre sur la très grande majorité des sites de e-commerce ce sont bien les catégories Meilleures ventes et/ou Les autres internautes ont achetés. Je me suis toujours demandée quel était l’interêt d’une telle rubrique ne croyant pas vraiment que les achats des autres clients d’une boutique pouvaient influer sur mon propre choix. Reflexe déjà partiellement fausse quand j’ai réalisé que, comme tout le monde, je rechigne à entrer dans un restaurant vide, si ceux aux alentours sont pleins. Inconsciemment on se dit qu’il doit avoir une bonne raison que pour ce restaurant soit vide. Et au final, ne voulant pas être testeur de l’histoire, on préfère attendre qu’une table se libère dans un des restaurants bondés.
Et bien finalement, ce reflexe ne concerne pas que les restaurants. J’ai remarqué sur Plus de Bulles que les cuvées qui apparaissaient dans ce type de catégories voyaient systématiquement leurs ventes augmenter, avec à la clef un certain effet boule de neige. Ce fut particulièrement le cas en fin d’année dernière avec le Brut Réserve de la maison Billecart-Salmon qui a vu ses ventes bondir après qu’il soit devenu le champagne le plus vendu du mois suite à une grosse commande. Clairement l’effet d’entrainement était là. J’ai constaté le même phénomène sur une maison assez peu connue : le champagne Gosset . Il a suffit d’une commande importante en début du mois pour que je vende cette marque près de 10 fois plus qu’à l’habitude ! L’effet est moins palpable avec notre champagne Veuve Reuther, qui est notre premier prix, notre champagne pas cher , qui se vend très bien quoi qu’il arrive, avec pour principal argument son prix.
Avec ce constat on en revient à l’éternelle question : que veulent les clients ? Et bien une certaine partie ne sait pas vraiment, et cherche avant toute chose du conseil et de la réassurance. Et ils trouvent une réponse en regardant dans le panier des autres !
Comment un consommateur choisit-il un produit ? Eternelle question que se pose les marketeurs du monde entier. Dans le domaine qui me concerne, le champagne, si il est difficile d’avoir un avis définitif, j’ai tout de même isolé plusieurs paramètres.
Le premier d’entre eux est, bien entendu, la marque. Beaucoup de clients viennent acheter un champagne précis, une cuvée particulière avec un seul critère en tête : le prix. Rajoutons dans certains cas un second critère : le service. Ce sont des clients qu’il est difficile de faire changer d’avis et qui par essence passe vite d’un site à l’autre, au grès des promotions.
Le second critère va se situer plus au niveau du rapport qualité/prix. Ces clients ont en tête quelques critères (je veux une marque, je veux un coffret cadeau…), mais leur choix n’est pas définitivement arrêté sur tel ou tel champagne. Ils vont fouiller le site à la recherche de la perle rare, celle qui correspondra à leurs attentes, notamment celle du prix. Qu’est-ce qui va faire basculer ces clients vers une cuvée ou une autre ? Les commentaires des autres clients, le délai de livraison ou encore le pakaging. C’est le critère le moins avouable pour un vin, domaine où l’on aime se prendre pour un expert, mais qui n’a jamais choisi un vin chez son caviste par ce que l’emballage était sympa ? Les maisons de champagne sont d’ailleurs passées maître dans ce domaine, en renouvelant régulièrement leurs étiquettes et en léchant particulièrement bien leurs coffrets et autres étuis. La pionnière en ce domaine, est la maison Veuve Clicquot qui a toujours su mettre en évident ses cuvées en collaborant avec des designers de renom. Les autres maison de la galaxie LVMH (Ruinart, Moët & Chandon, Krug…) ne sont pas en reste et on bien assimilé les leçons de la grande sœur. Des maisons qui dominent d’ailleurs le marché, et ce n’est pas un hasard, même si la qualité de leurs cuvées reste leur premier et leur principale argument de vente.
Du côté des champagnes de vignerons, la leçon a été moins bien apprise, peut-être parce que la demande est moins importante chez leur clientèle, avant tout à la recherche d’un prix et d’une habitude. Mais aussi parce que le marketing, le packaging ne sont pas dans leur gêne, même si les choses changent… doucement…
Dis-moi ce quel champagne tu bois, je te dirai qui tu es ! Une affirmation à l’emporte-pièce mais qui m’a souvent semblé vraie. Le champagne est certainement le vin le plus « marketing », on parle d’ailleurs de marque, ce que l’on ne fait pas pour un bordeaux ou un bourgogne. Il m’arrive souvent que l’on me demande quel est mon champagne préféré, sous-entendu toi qui t’y connais dis-moi ce qu’il faut que j’achète. Il est toujours difficile de choisir un seul champagne, j’aime le champagne parce qu’il est multiple et varié. Généralement je cite les millésimes de la maison Pol Roger, et ceux de la maison Bollinger. Deux styles sensiblement différents qui justement permettent de passer en revue une partie de la diversité champenoise .
Puis c’est à mon interlocuteur de me donner sa marque favorite. Ruinart est certainement la maison qui revient le plus souvent, notamment chez les personnes branchées et chics. Une réalité qui tient bien entendu à la qualité des cuvées de la maison de champagne Ruinart, mais aussi je crois à son marketing, fait de publicités à l’imagerie forte et d’un flacon reconnaissable entre mille. Bollinger est une maison qui revient également souvent, notamment du côté des hommes, amateurs de vin. Et pour cause, les champagnes Bollinger sont des champagnes puissants, boisés, épicés. Ensuite on retrouve les grands classiques du groupe LVMH : Moët & Chandon et Veuve Clicquot. J’ai constaté que Moët & Chandon reste une référence rassurante pour beaucoup de gens qui ne savent pas quoi choisir. C’est la marque la plus célèbre de champagne, et pour beaucoup c’est le critère principal de choix. La maison Moët & Chandon, comme toutes celles de la galaxie LVMH maitrise à merveille le marketing et l’habillage du Brut Impérial Moët & Chandon est l’un des plus élégant que j’ai pu voir.
Il y a ensuite tout un chapelet de marques plus confidentielles, comme le Champagne Deutz , Billecart-Salmon ou Perrier-Jouët dont les amateurs sont toujours assez fiers de citer. Sans être des marques confidentielles, ce sont des marques que l’on ne trouve pas à priori en supermarché, mais plutôt chez les cavistes, et encore pas tous. Des marques qui présentent en général un bon rapport qualité/prix et dont les amateurs aiment à ce qu’on leur dise.
On trouve enfin, l’amateur de champagne de vigneron , celui qui a sa petite maison et qui lui est fidèle. On trouve là des amateurs de champagne pas cher , mais aussi découvreurs, qui seuls ou armés d’un guide aiment rencontrer les vignerons et cultive la croyance du « Small is beautiful ». Une croyance loin d’être fausse, mais qui n’est pas une vérité absolue.
Et vous quel est votre champagne préféré ?