Bonjour,
Voici un post sur mes réflexions concernant la situation fiscale et patrimoniale du créateur d’entreprise.
Un certain nombre d’entre nous créent une entité juridique sans avoir une idée précise de ce qu’ils en feront dans 5 ans, 10 ans ou 20 ans : le moteur de la majorité d’entre nous réside plus dans le challenge de la création, l’envie d’être son propre patron, l’amour du métier que l’on souhaite pratiquer…
Toujours est-il que ceux qui réussiront dans cette entreprise possèdent des parts sociales d’une entreprise privée, et seront un jour confrontés – à plus ou moins long terme - à la transmission à un tiers de ce capital. A la lecture de la suite de l’article, tout le monde comprendra qu’il est concerné par ce sujet.
Lorsqu’OT Traduction a été créé, une loi existait depuis 6 années, venant progressivement abattre le taux d’imposition sur la plus-value réalisée sur la vente de parts sociales, et l’annuler au bout de 8 années de détention des titres. Mon projet s’étalant sur une période de plus de 8 ans, je ne me suis pas posé de question particulière : à la revente des parts sociales de mon activité au-delà de 8 années, je devais donc m’acquitter des prélèvements sociaux qui se montaient à 12,1 % de la plus-value réalisée.
Depuis, ça a un peu changé : la loi sur les abattements progressifs a été annulée en Février 2012 dernier, et le taux d’imposition est passé entre temps de 18% à 19%, et le taux de prélèvements sociaux est passé de 12 ,1% à 15,5%. Soit dit en passant, ces réformes ont été faites sous un gouvernement de droite, celui de l’ami Nicolas…
Le taux global d’imposition des plus-values est donc passé en 18 mois donc de 12,1% à un taux global de 34,5%.
Pour information, lorsqu’on possède plus de 25% d’une entreprise, on ne peut pas placer ses titres sur un PEA et ainsi éviter de régler la part à 19%.
Donc si je résume, un particulier qui place 100 000 Euros en actions du CAC ou d’ailleurs peut placer ses actions sur un PEA et donc être imposé à hauteur de 15,5% sur ses plus-values.
Un entrepreneur qui risque son argent personnel, et voue son investissement professionnel à la création de valeur et d’emplois en ayant une rémunération relativement faible (c’est le cas la plupart du temps) est lui taxé à 34,5% à la revente de ses titres – à la date d’aujourd’hui.
La France est un pays profondément égalitaire… à sa façon : à force de vouloir créer des cas particuliers, on crée des usines à gaz qui occupent beaucoup de monde tant au sein des administrations que chez leurs « clients », tout ça pour parfois atteindre l’objectif contraire à celui qu’on devrait se fixer. En l’occurrence, plus taxer les créateurs d’entreprise que les rentiers.
Et le mandat de l’ami François commençant, ça ne risque pas de changer !

Nous sommes, en ce moment, régulièrement en contact avec notre expert comptable en vue du bilan du premier exercice qui doit être établi mercredi prochain. Ces contacts ont pour objet la validation de certains encaissements sur le début de l'année (le comptable se pose la question s'il n'y a pas de problèmes avec certaines factures), la récupération de quelques pièces manquantes, la mise en place de process avec eux etc... rien de bien intéressant.
Mercredi prochain, nous avons RV avec eux pour la "présentation du bilan", réunion informelle venant présenter les résultats et préparer l'AG (nous sommes une S.A.S). Là encore, rien de bien intéressant, car ce qui nous intéresse c'est plus 2012, année déjà bien entamée, que 2011 :)
Un sujet que n'a pas trop abordé notre expert comptable, c'est l'impact que la fin de ce premier exercice va avoir sur notre trésorerie, souvent ignoré. En effet, en termes de sorties, nous allons cumuler :
- l'URSSAF du premier trimestre, - l'IS de l'année dernière (justement calculé à partir du bilan), et 1/4 de cet IS comme acompte pour cette année, - La TVA du mois de Décembre de l'année dernière pas encore acquittée, - La TVA du premier trimestre au réel.
Ca va nous faire une belle sortie de trésorerie dans les 2 mois à venir. Heureusement que gouverner c'est prévoir, et que nous avions prévu un pécule pour faire face à ces échéances. Mais des gestionnaires moins aguerris se seraient laissés porter par l'état du compte en banque de la société, en général bien garni à l'issue du premier exercice. Donc gare aux entrepreneurs en herbe et aux excès de confiance pour cette étape charnière !
Frédéric
3 semaines après mon dernier post, voici les nouvelles du suivi des 2 appels d'offres :
Malgré une baisse d'activité ponctuelle pendant 3 semaines, le client à potentiel s'avère pointilleux sur l'aspect administratif (nous n'avons toujours pas pu émettre la première facture pour le projet à cause de problématiques de bon de commande et d'adresses de facturation changeantes), mais nous réalisons des traductions de qualité et nous avons sa confiance : ça suit son cours.
Concernant le second "prospect", il se passe ce que nous envisagions : 5 semaines après la remise de notre offre, nous n'avons pas de retour (le dépouillement devait avoir lieu une semaine après la remise des offres). Donc pas vraiment étonné... Et nous qui avions conditionné à l'issue de l'appel d'offres la rémunération des traducteurs pour les tests demandés par le client, notre crédibilité s'en prend un coup.
La leçon de l'histoire : même si on a faim, quand on ne sent pas un dossier, il ne faut pas le prendre !
Un petit mot à écrire sur la réalité des sociétés de service professionnelles qui essaient de se faire une place, et une réputation, auprès des grands groupes nationaux. Après une petite année à répondre aux demandes de devis entrantes, nous avons eu quelques "perles" à traiter, dont certaines émanant de très grands groupes Industriels historiques Français.
Nous avons eu 2 expériences bien distinctes : l'une payante, l'autre désastreuse.
Un petit mot sur la payante : le Groupe, spécialiste de l'industrie de forage (pour l'eau, le minier, le pétrole), nous a consulté parmi 5 sociétés, et, étant les mieux disants (je crois), mais surtout ayant eu un bon contact avec le décideur, nous avons été retenus et sommes en train de mettre les choses en place. Tout ceci étant très chronophage pour nous, mais très constructif également : les perspectives sont bonnes.
Un petit mot sur la désastreuse : un groupe du même profil, mais vantant ouvertement son rachat par un fonds de pension Américain et son souhait de rationaliser son panel de fournisseurs, il nous a été demandé de répondre en Anglais (uniquement es sociétés Françaises consultées, et les interlocuteurs chez le Client sont Français : pas très étonnant, mais pas très constructif non plus...) à un CDC important. Celui-ci demandait de réaliser des "tests" dans différentes langues, plus de 1000 mots à chaque fois. Estimation de l'investissement purement financier à réaliser pour répondre : 500 Euros environ, sans compter le temps de rédaction de la réponse (2 à 3 jours), et l'éventuel temps de réunion à réaliser sur leur site si nous sommes short-listés... Tout ça pour un CA prévisionnel d'environ 10 à 15 KE Annuels (montant révisé à la hausse suite à une alerte de notre part - et probablement des plus avisés de nos confrères - sur le niveau de retour sur investissement de cette réponse. Notez bien que le CA ne représente pas noter marge brute, puisque nous vendons les services de traducteurs professionnels.). Nous avons décidé de répondre à cette consultation, et ce que j'imaginais est arrivé : aucun accusé de réception de notre offre (transmise par mail) ne nous a été envoyé, et à ce jour ça fait 10 jours que nous aurions dû savoir si nous étions short-listés ou pas, malgré nos relances gentilles par e-mail et par téléphone. Comme quoi, la taille des sociétés n'y fait rien : c'est véritablement une question de personne qu'on a en face, et dans les meilleures sociétés on trouve des salariés considérant que leur place et leurs résultats individuels priment sur une décence et une éthique professionnelle pourtant basique. Pour gagner 1, ils vous en mettent 100 dans la vue... et ils en dorment pas plus mal la nuit.
Le mal du siècle ? Peut-être n'était-ce pas différent avant, je ne sais pas. Mais je ne tolérerai pas de tels comportements à l'intérieur de ma propre société, ça c'est sûr ! A+ Fred/

Mais il y a un énorme hic à cette pratique : en ces temps difficiles, nos prospects sont plus enclins à demander des devis qu'à en signer... Qu'on se comprenne bien : nous suivons nos prospects "à la culotte", en réalisant un suivi commercial par téléphone des personnes nous ayant sollicités, et nous avons une vision très précise des projets perdus. Or, les dernières statistiques issues de notre outil informatique montrent un fait implacable : le nombre de projets perdus par OT Traduction est inférieur au nombre de projets annulés par les prospects !
Quand on sait que réaliser un devis peut prendre jusqu'à 4 heures (eh oui, lorsque les délais sont tendus chez les clients, il faut contacter les traducteurs, valider leur disponibilité et leurs tarifs, analyser les documents, détecter l'éventuelle présence d'images, valider avec le client la façon de les traiter, identifier les éventuelles répétitions de séquences, renseigner la base de données, consigner les noms des documents, les langues du projet etc...), on imagine aisément qu'avoir 1 demande de traduction annulée sur 2 demandes de devis, ça réduit terriblement notre capacité à gagner de l'argent. Et en ce moment, il n'y a jamais eu autant de demandes annulée pour cause de "ya pas de budget". Aussi, lorsqu'un prospect me transmet des documents .pdf scannés pour réalisation d'un devis, j'aborde la question du budget très rapidement en lui fournissant un ordre d'idée. L'embêtant, c'est que le Client, même si le budget est élevé, demande quand même le devis...
Dernière demande en date : traduction du Français à l'Anglais, sous un délai de 3 jours, des 9 documents d'un appel d'offre dans le domaine de la construction. Après réception des documents du Client, il s'avère qu'il y a 13 documents, au format .pdf donc à transformer au format éditable, pour un compte de mots total de 315 000 mots, soit 6 mois de travail pour un traducteur à temps plein. Donc un coût au bas mot de 35 000 Euros. Et le client n'a pas un cinquième de ce budget. Y en a marre !


Bonjour à tous,
Comme convenu, un petit topo sur l'intégration du premier salarié dans la société. Les choses avaient été bien faites manifestement : la première demi-journée a été consacrée à la formation, des supports écrits de formation avaient été rédigés de longue date (argumentaire téléphonique...), invitation à déjeuner le premier jour... Anne-Sophie (c'est son prénom) est manifestement satisfaite de la façon dont ça se passe. Côté administratif, l'expert comptable s'est occupé de la DUE (Déclaration Unique d'Embauche), la première fiche de paie a été émise et le premier salaire versé. Mis à part quelques points de détail (boulette de notre contact social chez l'expert comptable à propos des RTT, vite corrigée, inscription à la médecine du travail...) les choses se mettent en place. La convention collective a été mise en ligne sur notre serveur, ainsi qu'un formulaire de demande de congés (c'est bientôt noel !).
Anne-sophie a signé son premier petit contrat la semaine dernière, et même si le mois de Novembre n'est pas execllent en termes de chiffres commerciaux, c'est encourageant. A suivre !

Bonjour,
Nous sommes Mercredi, il est 15 h30. Depuis ce matin, aucune nouvelle demande, ni de nos clients historiques, ni de prospects. On a beau se dire que ça compense avec les jours "full", ça reste néanmoins un peu morose.
Dans ces cas là, il faut avoir le courage d'avoir toujours en réserve un projet de développement de l'activité En l'occurence, nous nous investissons aujourd'hui dans la relecture des contenus éditoriaux publiés sur le Web, et dans le développement de nouveaux articles et communiqués de presse. A propos, nous avons décliné le design d'OT-traduction sur le site de l'agence de traduction technique : c'est pas mal, allez voir.
Ce n'est pas le plus "grisant" de l'activité, mais ça fait partie du jeu !